Musée d'art moderne de Saint-Etienne
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Le chantier des collections

Le chantier des collections comprend :
La conservation préventive
et le récolement

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La restauration
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Actualités
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Le chantier des collections qui regroupe l'ensemble des opérations nécessaires à la bonne présentation des œuvres est une étape préalable et indispensable à la transmission du patrimoine. Il implique d'une part la conservation préventive (les opérations liées au récolement, à l'inventaire, à l'étude et au marquage des œuvres) et d'autre part les campagnes de restauration. Le service des collections du musée s'applique donc à mener à bien ces tâches.
L'aménagement de nouvelles réserves a permis de déployer les collections, notamment les œuvres de design qui nécessitent beaucoup d'espace. Ceci facilitera les différentes opérations liées au récolement qui peuvent aboutir à la préconisation d'un traitement (du simple nettoyage à une restauration), à un remballage dans un matériau neutre garantissant une stabilité dans l'évolution physique de l'objet au cours du temps (qu'un musée se doit de considérer comme éternel... !).

La conservation préventive et le récolement
Dans le cadre des opérations liées au "chantier des collections" et de la nouvelle loi des Musées de France, le Musée d'Art Moderne a lancé une campagne de récolement et de constats d'état des œuvres de sa collection.
Le récolement des peintures anciennes
  581 peintures anciennes datant du XVème au XIXème siècle ont été examinées au cours d'une opération de récolement d'envergure. Cette campagne s'est déroulée de décembre 2006 à janvier 2007 et a permis la vérification des données (technique, matière, dimensions, date, état de conservation..) puis la saisie informatique des données complémentaires ou correctives ; enfin la prise de vue des oeuvres non photographiées.

Willem Klaaez HEDA (Ecole hollandaise), Nature morte, 1642. Huile sur bois. 59 x 74,5 cm. © Domaine public
En avril 2007, une campagne de constats concernant les supports bois et cuivre a été confiée à une restauratrice. Ce travail de fond sur cette partie de la collection permettra d'établir des préconisations précises de conservation et de déterminer les besoins éventuels de restaurations et l'urgence des interventions.
  Le catalogue exhaustif des collections d'art ancien est l'aboutissement de ce travail indispensable à la conservation et à la diffusion de ce fond. Ce catalogue permet d'avoir une vision globale et détaillée de la richesse et de la diversité d'une collection qui reflète l'histoire de la constitution des collections du musée.

Catalogue de la collection d'art ancien du musée.
Edition : Un, Deux... Quatre éditions.
Prix : 30 euros.
Pages : 336.
Disponible à la libraire-boutique du musée.
Pour en savoir +
La campagne consacrée aux arts premiers
Cette campagne effectuée début octobre 2006, avait pour objectif de vérifier les données saisies, dépoussiérer les œuvres, effectuer leur marquage et  vérifier leur état général (risques d'infestations, préconisations en matière de stockage et de conservation préventive, etc…).
   
Les restaurateurs procèdent au dépoussiérage et au marquage des objets.
Cette collection comporte 106 pièces dont certaines ont été léguées par Jacqueline-Victor Brauner en 1987. Les œuvres datent du XVIIIème au XXème siècle et mêlent des techniques et matériaux très variés.
Le classement des dessins de Victor Brauner
  La chargée du suivi scientifique des collections a entamé un long travail de classement et rangement de ce fonds exceptionnel de manière à ce que la conservation soit optimale.

Dans cette optique, des pochettes en papier neutre sont utilisées pour protéger individuellement les dessins. Sur ces dernières, sont annotés les numéros d'inventaire de façon à ce que les recherches futures soient facilitées tout en préservant au mieux les matériaux constitutifs des oeuvres. Les pochettes seront ensuite stockées et localisées dans des boites de conservation adaptées.

Le "chantier des collections" est une mission permanente du musée et les prochains secteurs de collection traités seront les collections de peintures et de dessins du XXème siècle.


Victor BRAUNER, Sans titre, vers 1964. Legs de Jacqueline Victor-Brauner. © Adagp 2006

La restauration
Bien qu'utilisée en dernier recours, la restauration fait partie intégrante de la vie du musée. Confiée à des restaurateurs extérieurs, ces interventions deviennent indispensables quand la stabilité et la lisibilité des oeuvres sont en danger. Les qualifications requises pour prétendre au titre de "restaurateur" ont été définies par la circulaire de 2002 relative à la restauration des biens des collections des musées de France.
 
Les restaurations concernent tous les secteurs de la collection : design, photographie, peinture, sculpture, etc.
Le restaurateur intervient à différentes étapes du chantier des collections : lors des campagnes de constats, il est sollicité afin d'établir un état des lieux précis d'un secteur particulier de la collection. Il peut également fournir un constat d'état précis, document essentiel qui donne l'état détaillé de l'oeuvre. Ce document doit être systématiquement édité avant chaque mouvement d'oeuvre (départ, arrivée). Il est alors réalisé, selon les institutions, par le conservateur, le régisseur des collections ou par un restaurateur. La restauration elle-même a lieu au musée ou dans l'atelier du restaurateur. Elle peut être légère, comme le bichonnage qui consiste en un simple dépoussiérage de la surface, ou aller jusqu'à une réintégration de lacunes ou même une réparation d'une toile en cas de déchirure.
L'art contemporain, par la diversité accrue des matériaux utilisés par les artistes pour la réalisation de leurs oeuvres, pose de multiples questionnements lors des interventions des restaurateurs. Les matériaux plastiques et industriels, la diversité des liants dans la peinture amènent souvent à faire des choix et éventuellement des compromis indispensables à l'alliance des exigences de conservation et du respect du travail de l'artiste.
 
La restauration d'un dessin de Bernard Pagès
 
Bernard PAGES, Empreintes de trois plaques de fer rouillées, 1977 (donation Vicky Rémy). © Bernard Pagès. Avant restauration.   Bernard PAGES, Empreintes de trois plaques de fer rouillées, 1977 (donation Vicky Rémy). © Bernard Pagès. Après restauration.
Dans le cadre de son mémoire de fin d'études à l'Institut National du Patrimoine, département des restaurateurs, spécialité Arts graphiques et livre, Valeria Duplat a effectué une étude approfondie sur les composantes d'un dessin de Bernard Pagès :  Empreintes de trois plaques de fer rouillées, 1977 (donation Vicky Rémy) avant d'effectuer la restauration.
L'utilisation par l'art contemporain de matériaux modernes, de qualité médiocre ou de rebut, l'expérimentation de nouvelles formes d'expression ou encore le manque d'intérêt de la part de certains artistes pour la question de la pérennité de leur oeuvre, ont souvent pour conséquence une dégradation rapide des oeuvres aujourd'hui conservées dans la collection patrimoniales.
Ce dessin, bien avant son entrée dans la collection, présentait un état de dégradation alarmant. Issus du contact entre un matériau d'origine minéral et un matériau d'origine organique, l'artiste a associé deux éléments dont les qualités - solidité pour l'un, fragilité pour l'autre - sont contraires. En effet, le support papier se confronte à trois plaques de fer de huit centimètres de largeur. Les feuilles de papier sur lesquelles ont été appliquées les pièces métalliques oxydées gardent la trace de la rouille. Particulièrement sensible aux rapports des couleurs, Pagès a retenu dans l'élaboration de ses oeuvres la trace rousse laissée sur la surface blanche du papier. Cette trace colorée constitue l'articulation entre les deux matériaux différents, et vient rehausser le jeu d'oppositions qui existe entre eux. Ce contraste de couleurs entre les matériaux est exploré de manière récurrente dans l'oeuvre de Pagès.
La restauration comprend un doublage avec une feuille de papier japonais, collé avec de la gélatine, une réintégration des parties manquantes grâce à une pâte à papier teintée. L'encadrement a également fait l'objet d'une réflexion approfondie, en tant qu'outil privilégié de conservation préventive. Un capot en plexiglas offre une protection satisfaisante. Non limité par une baguette d'encadrement, cette solution permet également de respecter l'esprit de l'oeuvre.
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Actualités
 
POP'ART (Preservation Of Plastic ARTefacts in museum collections)
Un projet international de collaboration scientifique sur la conservation des oeuvres en matière plastique
dans les musées
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Dans le cadre d'un programme de recherche et de développement technologique, financé par la Commission européenne et coordonné par le Centre de Recherche sur la Conservation des Collections (CRCC), le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole participe comme partenaire au développement de moyens de conservation préventive et d'entretien des oeuvres en matière plastique, issues des collections muséales d'art moderne et contemporain. En effet, nos musées européens possèdent de plus en plus aujourd'hui d'oeuvres conçues à partir de matériaux plastiques, en particulier le mobilier et objets design.
Ces matériaux, comme les polymères synthétiques, se dégradent hélas rapidement, conséquence de réactions chimiques irréversibles.

Ainsi, les différents partenaires de ce projet (musées, entreprises, unités de recherche scientifique, laboratoire de conservation) tentent de
mettre en commun leurs connaissances et leur savoir-faire afin de trouver des moyens concrets pour ralentir l'altération de ces collections : méthodes d'identification des constituants ; contrôle et expertise de l'état des collections ; évaluation des risques et traitements de conservation.

Ce projet international a été lancé en octobre 2008 et se poursuivra jusqu'à fin mars 2012.
> En savoir plus (document pdf à télécharger)

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