| Maurice Allemand (ancien assistant d'Henri Focillon à la Sorbonne) est nommé conservateur du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne en septembre. C'est un nouveau départ pour le musée et sa collection qui, depuis Marius Vachon, n'avait fait l'objet d'aucune politique raisonnée d'acquisitions. Dans un premier temps, il lui faut mettre en oeuvre les missions négligées par ses prédécesseurs : inventaire des collections, restauration des collections, restauration et agrandissement du bâtiment, aménagement des réserves, rénovation des salles d'exposition permanentes... |
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| Dans un second temps, Maurice Allemand s'emploie à combler les lacunes du fonds ancien avec les achats (ou les dons par l'association des amis) d'une prédelle de Louis Bréa, d'un paysage de Whistler, des peintures de Savery, Prospero Fontana, Louis David, ou encore d'une importante "vanité" du XVIIème siècle... Il parvient à convaincre la municipalité du bien fondé pour une ville moderne, née de la révolution industrielle, d'une politique tournée vers l'art moderne et contemporain. C'est ainsi qu'au fil des ans entrent dans la collection, grâce à des achats ou des dépôts de l'état, un grand nombre d'oeuvres représentatives des avant-gardes du XXème siècle : Matisse, Severini, Larionov, Freundlich, Marcelle Cahn, Marcoussis, Gleizes, Kupka, Villon, Zadkine, Calder, Arp, Vasarely, Bram Van Velde ou Etienne-Martin. |
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