1988 > 1998
Aux achats, de plus en plus nombreux (Kelly, Lichtenstein, Oldenburg, Richter...), soutenu par un important mécénat de la société Casino, viennent s'ajouter les dépôts consentis par l'Etat et la Région (Musée national d'Art Moderne, FNAC, FRAC).
La réputation grandissante de la collection favorise une série de donations dont celles, considérables, de Vicky Rémy (1992) puis François et Ninon Robelin (1994) qui contribuent à hisser la collection à un niveau international. De nouveaux axes sont également développés : la photographie et le design (ce dernier soutenu, depuis 1995, par le Conseil général de la Loire).
La politique d'expositions se poursuit avec l'organisation d'importantes manifestations dont "Réalités noires" en 1995, "Entre la sérénité et l'inquiétude" en 1993, "L'écriture griffée" en 1990.
Bernard Ceysson s'attachera, par ailleurs, à développer, au sein du musée, une importante bibliothèque ainsi qu'un fonds de documentation sur l'art du vingtième siècle, enrichi par plusieurs donations dont celle, par Corinne Pidancet de la bibliothèque de son père, Jean Laude. Bernard Ceysson quitte la direction du musée en juillet 1998. Jacques Beauffet lui succède.
1998 > 2003
Le travail d'inventaire et le travail documentaire réalisés pendant ces années déboucheront sur la publication à l'automne 2000 d'un livre et du catalogue complet, sur CD-Rom, de la collection de peintures, sculptures et installations du musée rendant ainsi accessible au public un fonds sans doute trop méconnu.
Ce premier bilan de la collection paraît au moment où se prépare le changement de statut du Musée d'Art Moderne. En effet, reconnu "d'intérêt communautaire" ce dernier passera, en janvier 2001, sous l'administration de la communauté d'agglomération Saint-Etienne Métropole, devenant le vecteur essentiel de la politique culturelle d'une structure comptant plus de 400 000 habitants. Le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne est labellisé "Musée de France" en 2002. La poursuite du chantier sur les collections et la mise en oeuvre d'un programme de conservation préventive déboucheront, en 2002, sur le lancement d'une opération visant à la création et à l'aménagement de nouvelles réserves communes et externalisées aux trois musées de Saint-Etienne, devenues opérationnelles en 2005.
La politique d'acquisition se poursuit avec des achats aussi bien classiques (Willy Baumeister, Amédée Ozenfant, Victor Brauner) que contemporains (Martial Raysse, Anthony Cragg, Thomas Hirschhorn, Gonzalez-Foerster) ou destinés à renforcer certains ensembles forts (Soulages, Supports/Surfaces) en même temps que s'affirme la politique en faveur du Design. Dans la continuité de ses prédécesseurs, des expositions sont organisées qui font alterner l'art contemporain ("Jean-Michel Othoniel" en 2003 ; "Solitude au musée" en 2000 ; "Thomas Hirschhorn "en 1999) et les grands projets historiques ("Après la fin de l'art" en 2003 ; "Julius Bissier" en 2001 ; "Alberto Giaccometti" et "Willi Baumeister" en 1999).