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Avis de
Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
PENONE Giuseppe : Les racines du vert de la forêt
 
L'OEUVRE
- Titre : El radici del verde del bosco (Les racines du vert de la forêt)
- Artiste : Giuseppe PENONE. Artiste italien né en 1947 à Garessio (Italie). il vit et travaille à San Raffaele Cimena (Italie)
- Date de l'oeuvre : 1987
- Domaine : Arts plastiques
- Support / Technique : Empreinte à la chlorophylle sur tissu, câbles électriques.
- Exposition(s) :
- Thèmes :
- Nature
- Paysage
- Matière
- Collection peinture sculpture installation
- Acquisition : Achat à la galerie Alessandro Bagnai (Florence - Italie) en 2005.
- Droits d'auteur : © Adagp, Paris, 2010.
- Dimensions : 268 x 830 cm
- Echelle : Grand
 
 
contenu destiné au public adulte
PENONE Giuseppe : Les racines du vert de la forêt
Source : Département des publicspublié le 03 mars 2011

DESCRIPTION ET COMMENTAIRE

Dans cette œuvre, Penone a fait l’empreinte d’un arbre sur un tissu laissé libre, au format horizontal inhabituel, à l’aide de la chlorophylle issue de touffes d’herbes. Ainsi l’herbe utilisée révèle le branchage et le feuillage sans qu’aucune transformation ne soit faite par l’artiste. Sur chacun des côtés du tronc d’arbres, les empreintes d’un corps d’un homme, celui de l’artiste font trace sur le tissu, qui, tel un linceul, devient le lieu de mémoire du passage de l’homme.

La technique du frottage utilisée par Penone est un mode de transcription directe de l’image, comme peut l’être le moulage. C’est une façon pour lui ici de "dessiner le paysage avec le paysage, ou même faire dessiner la nature par la nature."
Penone nous parle d’un monde couvert d’empreintes, les objets et les éléments naturels conservent, selon lui, la mémoire des contacts qui s'amoncellent sur eux comme des strates.

"L’empreinte, c’est une chose que tout le monde dépose autour de soi et que l’on passe une partie de sa vie à tenter d’effacer – la société nettoie l’espace, comme pour la préparer à recevoir perpétuellement de nouvelles empreintes. C’est une image animale, une image de la matière, mais c’est une image complètement culturelle."

Penone, avec "Les racines du vert de la forêt", pose la question du double naturel, l’empreinte devient le double de l’arbre et elle inscrit son image et la dédouble comme une ombre. C’est une duplication, une mimesis parfaite, c’est-à-dire une imitation de la réalité et non une représentation illusionniste du processus naturel. Il instaure dans cette œuvre une égalité et un lien entre l’homme et la nature.


EN SAVOIR +
 
L'ARTISTE

Giuseppe Penone est né en 1947 en Italie. Depuis toujours il s’intéresse à la nature, son évolution et ses cycles qu’il met en relation avec l’homme et le corps.


Il a recours à des matériaux naturels et les thèmes qu’il aborde vont largement dépasser la sculpture, le frottage, le dessin, qui sont autant de procédés qu’il utilise. Ainsi il va se questionner sur le temps, l’être, l’empreinte, le double, le mouvement, la vie. Il utilise souvent son propre corps, non pas comme le font les artistes du Body-art, mais comme une inscription réelle de celui-ci dans la nature, pour en dévoiler des processus qu’on ne voit pas, qui ne sont pas évidents.
Sa démarche et ses recherches s’inscrivent dans l’Arte-Povera.

MOUVEMENT ARTISTIQUE DANS L'HISTOIRE DE L'ART

Arte Povera ("art pauvre") est un terme utilisé pour la première fois en 1967, par le critique d’art italien Germano Celant. La notion de "pauvreté"
est à comprendre comme "un dépouillement volontaire des acquis de la culture" selon Celant, c’est-à-dire qu’il s’agit de donner de l’importance aux matériaux pauvres et de les élever au rang d’art.
Plus qu’un mouvement, Arte Povera est une attitude revendiquée par les artistes, une attitude globale et révolutionnaire. D’ailleurs la période est marquée plus largement par des revendications politiques et humanistes pour une autre société ("Mai 68").
"La réalité visuelle est vue telle qu’elle est, telle qu’elle se produit […]. L’accent est mis sur le fait brut et sur la présence physique d’un objet […]" (Germano Celant). Les techniques sont artisanales (feu, coups de hache) et les matériaux sont bruts (chiffons, terre, bois).

Les artistes ayant participé à cette expérience :

Giovanni Anselmo, Alighiero e Boetti, Pier Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Pino Pascali, Michelangelo Pistoletto, Jannis Kounellis, Mario Merz, Marisa Merz, Giulio Paolini, Gilberto Zorio et le critique d’art Germano Celant.
 
CONTEXTE HISTORIQUE

La fin des années 1980 marque une rupture dans l’Histoire.

Le terme de "mondialisation" apparaît et traduit l’accélération des échanges. La guerre froide prend fin, l’URSS et son système communiste s’effondre, en 1989, le mur de Berlin qui symbolisait la division de l’Europe, tombe. Dans l’art, c’est une période de foisonnement des lieux d’exposition ou de galeries. En même temps, étant en période de crise, l’écart entre la richesse et la pauvreté se renforce et commence l’ère du recyclage dans le quotidien, dans le design et aussi dans l’art. Beaucoup d’artistes vont récupérer pour recomposer.

D. A., service des publics du Musée.
 

Autre œuvre de Giuseppe Penone dans la collection du Musée


"Albero di cinque metri", 1973. Bois. 470 x 20 x 15 cm. © Adagp.


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