Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
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Exposition "Histoire des formes de demain" : Les utopies technologiques
Source : Département collectionpublié le 20 septembre 2013

À LA CONQUÊTE DE L'ESPACE - 1967-1980

La période est marquée par un progrès technologique inédit et constant, dont l’irrésistible avancée semble, dans ces années de prospérité, ne devoir se heurter à aucunes limites, pas même celles des frontières de la planète. En 1957, "Spoutnik 2" et la chienne Laïka sont en orbite ; Youri Gagarine est en 1961 le premier homme dans l’espace ; Neil Armstrong en 1969 est le premier à marcher sur la Lune.

A terre, les développements technologiques génèrent des évolutions structurelles et esthétiques dans la production d’objets. La miniaturisation des composants électroniques ainsi que les expérimentations sur les potentialités et les modes d’utilisation des matières plastiques et synthétiques (fortement encouragées par l’industrie pétrochimique à la recherche de débouchés) apportent de nouvelles possibilités formelles : on voit ainsi l’audace des courbes en résine de polyester moulé du fauteuil "Albatros" de Danielle Quarante, ou, dans un autre genre, la production de mobilier en plastique gonflable dont l’usage se répand rapidement. Mais c’est également l’imaginaire de la conquête spatiale et, plus largement, un certain futurisme retrouvé, qui influencent aussi plus ou moins directement les designers. La radio "Prinz sound" ou le téléviseur "Discoverer" sont ainsi de notables clins d’œil au satellite Spoutnik ou au casque de cosmonaute.

Les designers fantasment alors les formes d’un monde nouveau, se détachant de ses racines vers de nouveaux horizons. La nature (matières naturelles et traditionnelles telles que le bois) y est délaissée dans une confiance enthousiaste dans les potentialités de la technologie, et dans sa capacité à combler également besoins et désirs des hommes. Certains créateurs dépassent même la problématique de l’objet isolé pour aborder celle des unités à vivre, propres à répondre fonctionnellement à toutes les activités vitales, comme les cabines spatiales autonomes : le panneau mural "Visiona 2", créé par Verner Panton comme part d’un environnement global présenté à Cologne en 1970, fait partie de ces projets.

ROGER TALLON - 1965-1966

Roger Tallon est sans doute l’un des plus fameux designers industriels français. Pour lui ces deux derniers qualificatifs résonnent singulièrement : designer, car il fut l’un des premiers à défendre le terme et la nécessité de la discipline en France, par sa pratique et par l’enseignement ; industriel, car la plus grande part de son travail se fait dans une pensée globale de la production industrielle intégrant pleinement le design, de son activité dans le bureau Technès à ses collaborations avec des sociétés comme la SNCF, pour le design du TGV notamment, qui reste l’un de ses morceaux de bravoure.

L’ensemble de mobilier "Module 400" (escalier, table, chaises, fauteuil ici présentés, mais l’ensemble comportait également des fauteuils hauts, lampes, tabourets, porte-manteaux), créé pour une discothèque, fait donc figure d’exception dans sa production, mais est pourtant resté une icône de l’histoire du design. Une esthétique high-tech domine dans les matières (fonte d’aluminium polie, verre, mousse taillée en pyramides) et dans les formes (entre une évocation de la machine et une évocation de la vitesse, qui sont un clin d’œil au nom même de la discothèque, "Le Garage", choisi d’après la fonction originelle du lieu) ; elle participe de la fascination des années 1960 pour le progrès technologique, traduit en un certain futurisme formel dans un grand nombre d’objets de cette période.

Le téléviseur "Portavia 111", conçu pour la société "Téléavia", incarne lui aussi la vision de la modernité technologique dans les années 1960. Certes la forme en est en partie dictée par les caractéristiques techniques (écran courbe, recouvert d’un filtre à ultraviolet augmentant le contraste, logement des composants dans des coques en ABS moulé adaptés), mais elle répond également à une certaine vision de cette technique : la surface brillante et entièrement lisse n’est pas sans rappeler l’esthétique Streamline, tandis que le "cou" du téléviseur, donnant à l’ensemble une allure anthropomorphe, renvoie à l’univers spatial.


Danielle QUARANTE, fauteuil "Albatros", 1969. Résine polyester insaturée renforcée de fibre de verre (GUP). 38 x 81 x 71 cm.
Lecture d'œuvre

Verner PANTON, Panneau mural "Visiona 2", 1969. Architecture intérieure : panneau mural. Eléments muraux (40 panneaux). Cellidor rouge et violet. Chaque panneau : 62 x 62 x 16 cm.
Lecture d'œuvre

Roger Tallon, "Module 400" (Table et chaises Module 400), 1966. Table : Fonte d'aluminium et plateau en verre. Chaises : Aluminium poli et spazmolla. Table : 185 x 105 x 72 cm. Chaque chaise : 64 x 40 x 40 cm.
Lecture d'œuvre

Roger Tallon, téléviseur "Portavia 111", 1966. Acrylonitrile butadiène styrène (ABS) et résine styrénée. 39 x 52 x 30 cm
Lecture d'œuvre



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