Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
contenu destiné au public adulte
Local Line 16 Bruxelles
Source : Département production des expositions et publicationspublié le 05 décembre 2014

Philippine Boyard, "Objets", 2013.
 

Justyna Ewa Kuklo, "Marriage Design", 2014 (arrière plan) ; "Table of my grandmother", 2010 (premier plan).
 
 
Dorothée Maziers, série "Autoportraits" (extraits), 2010 (à gauche); série "Pleureurs" (extraits), 2012 (à droite).
 
 
Quechol Ramirez-Mauroy, "Visage", 2014. Crédit photo : Yves Bresson/MAMC.
 
 
Gustavo Riego, "Stockage", 2014 (à gauche) ; "Dollars", 2013 (à droite). Crédit photo : Yves Bresson/MAMC.
 
 
 
Sahar Saâdadoui, "G01 série Alphabet", 2013-2014.
 
Crédit photos : Yves Bresson/MAMC.

 

En février 2010, le Musée d’art moderne et contemporain conçoit le programme Local Line avec l’ambition de tisser des liens stimulants entre des artistes travaillant dans la région stéphanoise et des artistes étrangers. Il s’agit de mettre en avant la vitalité d’une région innovante et d’ouvrir une fenêtre sur une création toujours renouvelée, foisonnante, dynamique ; celle d’une génération. En 2013, le musée initie un partenariat avec L’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles – École supérieure des arts, qui accueille pour l’occasion une exposition d’artistes stéphanois et belges. Intitulée "Speculoos Nebuloos", cette quinzième édition de Local Line inaugure la DAM Gallery, nouvel espace d’exposition de l’Académie.

En 2014, le musée présente Local Line 16 Bruxelles, avec les œuvres de six artistes diplômés de l’Académie, vivant et travaillant à Bruxelles : Philippine Boyard, Justyna Ewa Kuklo, Dorothée Maziers, Quechol Ramirez-Mauroy, Gustavo Riego, Sahar Saâdaoui.

Le principe même de cette exposition semble renouer avec la tradition du "Salon de l’Académie royale des beaux-arts", organisé pour la première fois en 1667. Le Salon, qui présente les œuvres des membres de l’Académie Royale, tire son nom du lieu de présentation de ces manifestations à partir du XVIIIe siècle : le Salon carré du Louvre. Les visiteurs pouvaient alors découvrir les premières expositions collectives et voir les œuvres d’une scène nationale, bien avant l’ouverture des premiers musées. Ces manifestations se font l’écho du besoin grandissant d’exposer les artistes et de partager avec un large public l’art d’une époque.

Nous voilà, près de trois siècles et demi plus tard, à organiser notre "Salon" au musée !

L’exposition Local Line 16 Bruxelles réunit six artistes avec l’envie de faire découvrir au public la vitalité de la création actuelle. Sans imposer de thème, sans privilégier de médium, cette manifestation présente les œuvres des artistes de demain.

PHILIPPINE BOYARD

Née en France en 1987. Diplômée en 2013 de l’Arba-Esa, spécialité sculpture.

Philippine Boyard installe au musée sa collection d’objets de rebus. Dans des casiers en métal qui imitent le mobilier muséographique, l’artiste dispose des objets récupérés dans la rue. Classé par type, chacun s’accompagne de sa reproduction en pâte à modeler blanche. À l’opposé de l’idée de moulages scientifiques, les reproductions sont en réalité des modelages subjectifs obtenus grâce à l’observation patiente de l’artiste. Le déchet devient ainsi l’objet de toute son attention. En déplaçant les modèles traditionnellement utilisés par les artistes, en se concentrant sur des objets de rebus, Philippine Boyard tente de ré-enchanter le quotidien.

Quatre outils hybrides complètent ce cabinet de curiosités : des emporte-pièces en forme de pièces de puzzle surmontés de manches de bêches. Les formes qu’ils dessinent possèdent toutes les connexions permettant de créer un puzzle dans son intégralité. Les dessins et les pièces de puzzle en plâtre qui accompagnent cette œuvre plongent le visiteur dans le cabinet d’un architecte fou qui tenterait, à partir de quatre formes universelles (de la plus simple à la plus complexe), de répéter un schéma urbain normé à l’infini.

JUSTYNA EWA KUKLO

Née en Pologne en 1982. Diplômée en 2010 de l’Arba-Esa, spécialité art textile, tapisserie.

Les peintures de Justyna Ewa Kuklo empruntent à l’art de la Renaissance son goût pour les énigmes. L’image peinte, dont le langage semble a priori simple et immédiat, use de symboles qui tissent finalement un récit complexe et mystérieux. Les deux œuvres de l’exposition appartiennent à la série Serenity par laquelle l’artiste cherche à capter le moment de calme et de silence. Les personnages sont tous assis confortablement, prêts à passer un long moment en tête-à-tête avec le visiteur. Une relation immédiate se crée avec la jeune femme du tableau "Sour" (2013) : les citrons qu’elle tient entre ses mains envahissent l’espace d’exposition. Cachée derrière ses cheveux, elle met son cœur à nu et dévoile le goût de ses sentiments. La composition de "Marriage Design" (2014) renoue avec la tradition Renaissance du portrait de couple : chacun sur une toile différente, les personnages se font face sans toutefois se regarder. Le chien, symbole de fidélité, se trouve d’un côté du tableau mais regarde ailleurs…

Pour l’œuvre "Table of my grandmother" (2010), Justyna Ewa Kuklo réalise avec sa mère une nappe et des dessous de verres en dentelle et en broderie représentant des sexes masculin et féminin. Ces motifs dévoilent l’envers du décor : les longues heures de discussion entre femmes qui accompagnent invariablement les travaux de couture. Les langues se délient, les conversations vagabondent ; le visiteur assiste, dans le silence de la salle d’exposition, aux conversations intimes entre une mère et sa fille.

DOROTHÉE MAZIERS

Née en Belgique en 1989. Diplômée en 2012 de l’Arba-Esa, spécialité photographie.

Les photographies de Dorothée Maziers explorent les représentations stéréotypées liées au genre : "La société a un impact considérable dans le développement plus ou moins guidé de chaque individu. En effet, la construction de l’identité se fait en majeure partie par des imitations ; nous reproduisons des gestes que l’on nous a enseignés, des caractéristiques physiques, mentales, des objets, rôles, couleurs sont aussi attribués à chaque genre"(1). Son travail consiste à brouiller ceux-ci et à amener ses modèles à abandonner les stéréotypes habituels liés à leur genre. La série de photographies "Pleureurs" (2012) présente trois hommes dans une mise en scène volontairement minimale : aucun décor, pas de vêtement, rien qui ne puisse permettre une identification du contexte ou des personnages. La simplicité de la composition est vite éclipsée par le sujet de l’œuvre : les hommes pleurent. L’artiste livre avec ces photographies une iconographie inhabituelle et déroutante qui amuse autant qu’elle dérange.

Dorothée Maziers retrouve ses jeux d’enfant le temps de la série "Autoportraits" (2010). Désorientée par la modification radicale de la décoration de la maison de ses grands-parents, l’artiste décide de se lancer dans un jeu de cache-cache afin de se réapproprier les lieux. Avec une maladresse volontaire, elle dissimule dans chaque image un indice de sa présence discrète.

QUECHOL RAMIREZ-MAUROY

Née au Mexique en 1977. Diplômée en 2014 de l’Arba-Esa, spécialité dessin.

C’est en souhaitant garder au plus près les traits du visage de sa grand-mère que Quechol Ramirez-Mauroy s’engage dans la reproduction de visages à l’infini. Cette quête de captation idéale de l’image de l’être aimé ne passe ni par la photographie, ni par le dessin, mais par l’empreinte du visage de l’artiste, l’être le plus proche du modèle. Quechol Ramirez-Mauroy applique son visage couvert de fond-de-teint sur une feuille de plastique transparente qui lui sert de "négatif". Cette "pellicule" est ensuite développée à la chambre noire sur un papier coton. Le passage de la lumière révèle des nuances et des effets de matières à chaque fois différents qui laissent apparaître au fur et à mesure des détails anthropomorphiques.

Au lieu de dévoiler une réalité, ces "auto-visages" s’éloignent radicalement de la volonté initiale d’un portrait ; chaque image révélant un nouveau visage. C’est en explorant le passé, à la recherche d’un souvenir, que Quechol Ramirez-Mauroy crée finalement un petit peuple autonome dont chaque portrait est une découverte : "À la vue du résultat de mes essais, je découvrais des visages que je ne connaissais pas. Avec une précision à la ride près, ces restes vivaient leur propre vie"(2).

GUSTAVO RIEGO

Né en Belgique en 1983. Diplômé en 2009 de l’Arba-Esa, spécialité art dans l’espace public.

Les œuvres de Gustavo Riego se caractérisent par un intérêt pour les objets ordinaires, l’ironie, ainsi que par la confiance en la puissance des images. Elles interpellent immédiatement le visiteur qui reconnaît leurs supports (journaux, palettes de transport, billets de banque) et leurs sujets (des images d’actualité ou d’icônes). Grâce à un savant jeu de recomposition, les images inventées par l’artiste existent dans un contexte complètement nouveau. Chaque œuvre superpose deux éléments différents dont les significations s’ajoutent, se complètent, jusqu’à créer une nouvelle formule visuelle dont chaque ingrédient reste totalement identifiable.

Dans "Inondations au Pakistan 1 et 2" (2011), "Gustavo Riego découpe au cutter des images de catastrophes naturelles dans les pages de cotations financières des journaux. Grâce à ce procédé, il établit une double lecture critique de l’actualité en créant un chiasme entre ces deux dimensions. Il obtient ainsi un regard critique et plastique sur l’actualité"(3).

SAHAR SAÂDAOUI

Née en Belgique en 1986. Diplômée en 2010 de l’Arba-Esa, spécialité design textile.

Le travail de Sahar Saâdaoui est une déclinaison à l’infini d’un geste initial, d’une consigne précise et restrictive que l’artiste s’impose à elle-même : dessiner un alphabet et ne conserver de la graphie des lettres que les traits qui ne sont pas en contact avec les cases qui les contiennent. Ce réseau de lignes donne lieu à une série de calculs et d’équations permettant notamment de traduire chaque lettre en une valeur mathématique. Les résultats sont ensuite retranscrits par Sahar Saâdaoui sous forme de dessins, de lignes d’écriture, de diagrammes… Travaillant sur plusieurs dessins à la fois, elle semble chercher à travers une pratique répétitive à décoder le monde des lettres et des chiffres. Les déclinaisons possibles paraissent infinies et aucun épuisement du sujet ne point à l’horizon.


(1) Dorothée Maziers,
http://dorotheemaziers.com/index.php?/projects/pleureurs/

(2) Quechol Ramirez-Mauroy,
http://visagesquechol.wordpress.com/visages/

(3) Victor Hugo Riego,
http://www.anyspace.be/gustavo-riego.html



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