Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Avis de
Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
contenu destiné au public adulte
Arte Povera, collection du Musée
Source : Département des publicspublié le 16 juillet 2015

Mario Merz, "Teatro cavallo", 1966. Plastique et néon. 250 x 300 x 50 cm. Collection MAMC, Saint-Étienne. Photo Yves Bresson. © ADAGP, Paris 2015.

Giuseppe Penone, "Le radici del verde del bosco" (Les racines du vert de la forêt), 1987. Empreinte à la chlorophylle sur tissu, câbles électriques. 268 x 830 cm. Photo : Yves Bresson/MAMC. © Adagp, Paris 2015.

Michelangelo Pistoletto, "Divisione moltiplicazione dello specchio", 1973-1991. Œuvre en 3 dimensions. Bois, miroir. Photo : Yves Bresson/MAMC. © Michelangelo Pistoletto.

 

 

 

RÉINVENTER LA MATIÈRE

À l’origine, l’Arte povera (Art pauvre), né au milieu des années 1960, prend son essor à Turin, Milan et Rome. Des artistes comme Alighiero Bœtti, Giuseppe Penone, Mario Merz, Giovanni Anselmo, Michelangelo Pistoletto et Jannis Kounellis se rencontrent autour du critique et historien d’art, Germano Celant. Fondateur du mouvement, il revendique une identité européenne et un réexamen des formes artistiques créées par le minimalisme américain des années 1960 et 1970.

À l’époque de l’Arte povera, des artistes se réapproprient le réel en travaillant avec des éléments naturels, éphémères, fabriqués ou industriels, tels que la salade, le bois, la pierre, le charbon, l’acier ou le néon. Par exemple, Mario Merz utilise des matériaux naturels (cire d’abeille), s’intéresse à la mise en espace ("Teatro cavallo") et à la circulation de l’énergie par le néon.

Leur programme : travailler sur des matières dites "pauvres", utiliser le geste artisanal et la mise en espace de l’œuvre. Ce projet, qui répond à la crise économique et politique en Italie de 1968, est de s’opposer à la société de consommation, de retrouver la dimension de l’humain contre le monde industriel.

Les moyens picturaux et sculpturaux traditionnels sont remis en question. Ils ont quelques ressemblances avec des artistes français du groupe Supports/Surfaces des années 1970. Certains d’entre eux utilisent aussi des techniques artisanales, l’emploi et la mise en avant de la fabrication de l’œuvre.

L’œuvre de Giuseppe Penone ou encore celle en trois dimensions de Michelangelo Pistoletto permettent de rendre compte de la continuité dans laquelle s’inscrit le travail de ces artistes de l’Arte povera. L’un des thèmes principaux de l’Arte povera est la relation directe avec l’environnement naturel. Dans "Le radici del verde del bosco" (Les racines du vert de la forêt) de Penone, l’empreinte d’un tronc d’arbre et celles du corps de l’artiste se dessinent sur un tissu libre. Pistoletto quant à lui, poursuit son travail sur le miroir en le divisant et en le multipliant. Grâce au reflet, le spectateur fait partie de la mise en scène de l’installation. Les œuvres de la collection présentées dans l’exposition sont traversées par le réexamen profond de la forme, du geste pictural et sculptural, l’appropriation du réel, la création d’un nouveau langage artistique par rapport à la réalité du monde.



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