Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Avis de
Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
contenu destiné au public adulte
Du dessin dans l'espace
Source : Département des publicspublié le 13 juin 2014

Ulrike Lienbacher, "Hulla hoop", 2005. Résine de polyuréthane, laque automobile. 90 cm (chaque pièce). Courtesy Galerie Krinzinger, Vienne. Photo Rainer Iglar.

 
Fritz Panzer, "Prenninger Küche" (Cuisine Prenninger), 2002. Sculpture en fil de fer. 250 x 340 x 200 cm.

 
Gerold Tusch, "Vasen mit Samt" (Vases avec velours), 2008. Céramique vernissée.

 
Gerold Tusch, "Welke Blüte-Reife Frucht" (Fleurs fanées - Fruit mûr), 2012. Installation sur mur en 3 segments, 71 fragments. 280 x 950 cm. Photo Ferdinand Neumüller.

 
Gelitin, "So What" (Et alors), 2009. Bois, métal. 289 x 165 x 108 cm.

 
Gelitin, "GEL-130, 2014". Dessin extrait de la série "Condraworary", 2014. Crayons et aquarelle sur papier. Courtesy Massimo De Carlo, Milano.

 
Tone Fink, Sans titre, 2014. Crayons de couleurs, craie pastel à l’huile, aquarelle acrylique sur papier fait main. 63 x 54 cm.

 
Ulrike Lienbacher, Sans titre, 2008.  Encre sur papier. 106,5 x 76 cm.

 
Julie Hayward, "Let’s dance" (Dansons), 2014. Polyester, aluminium, chaque ensemble : 120 x 110 x 250 cm. Photo Jorit Aust.

 
Julie Hayward, Sans titre, extrait d’une série de 2005-2013. Encre sur papier.

 
Gelatin, "Go to Gate 39", 2015. Sculpture : bois, métal, néon, 202 × 162 × 60 cm. Photo : © Gelatin.

 
Tone Fink, "Hockthronobjekte", 1995-2000. Polystyrène, carton, papier mâché, chaque élément : 100 x 60 x 30 cm.

 

 

 

 

TONE FINK | GELITIN | JULIE HAYWARD | ULRIKE LIENBACHER | FRITZ PANZER | GEROLD TUSCH

L’exposition "Du dessin dans l’espace" est organisée en partenariat avec la Galerie im Tracklhaus de Salzburg en Autriche, sous le commissariat de Dietgard Grimmer, directrice de la galerie.

Les artistes sélectionnés ici s’expriment par le dessin et le volume. La pratique croisée de ces deux médiums1 met à mal les catégories établies et les définitions.

Ici la sculpture se fait légère, la matière s’amenuise au profit d’une expérience essentiellement visuelle. Ici le volume sculptural s’ouvre à l’espace environnant. Leurs limites respectives sont alors questionnées. Les propositions intègrent l’espace négatif, les vides du mur et du sol, comme fait spatial et sculptural.
"Qu’ils soient en céramique, bois, métal, papier ou plastique, les objets présentés sont en rapport direct avec la pratique du dessin et forment véritablement une continuité du travail graphique dans l’espace […]. Les œuvres dévoilent mouvement et évolution des lignes et des surfaces qui s’évadent du papier pour s’inscrire dans l’espace."2


FRITZ PANZER

L’installation "Prenninger Küche" (Cuisine Prenninger) occupe l’espace concret du lieu d’exposition en y figurant, à l’échelle 1, une banale cuisine. Tout se réduit à l’apparition d’un contour précis : une série de traits noirs tendus dans l’espace. La surface des choses, des pièces de mobilier, est délimitée sans être matérialisée. Surgie du vide, une forme affranchie de son poids apparaît.

Tirer, agencer, courber, déployer : seule l’épaisseur d’une feuille de papier sépare encore le travail du dessin de celui de la sculpture. Fritz Panzer passe de la mine de plomb au fil de fer. Ses structures qu’il nomme "dessins-sculptures" se déploient dans un espace vide, aussi vierge et blanc qu’une feuille à dessin. Une équivalence est recherchée dans la texture des lignes de fils de fer pour rappeler les traits d’encre ou les hachures au crayon de ses dessins.

"Mes sculptures sont, dit-il, des dessins en trois dimensions, j’utilise du fil de fer de différentes tailles pour obtenir différentes lignes et épaisseurs."

GEROLD TUSCH

Dans l’œuvre "Vasen mit Samt" (Vase avec velours) réalisée en céramique noire, avec des motifs végétaux en relief, l’ornement devient inquiétant, de par son utilisation en excès. La fonction de l’objet se perd au profit de son caractère impérieux et expressif. L’étrangeté de la proposition tient à l’anachronisme de son style. L’objet semble sorti des réserves d’un musée d’Art Décoratif, comme décontextualisé.

L’ensemble "Welke Blüte-Reife Frucht" (Fleurs fanées - Fruit mûr) présente une céramique murale accompagnée de dessins d’études. Ceux-ci relèvent du dessin technique et de l’étude de projet, ils portent les marques de la rigueur et de la précision, annotés de dimensions et de cotes. La céramique murale finalisée semble au contraire portée par l’imagination, le mouvement capricieux, la fantaisie libre. Le rythme discontinu des réseaux linéaires, les formes et contre-formes des volutes affranchissent le dessin mural de toute fixité. D’inspiration baroque, le bas-relief tend à partager avec le dessin d’étude son espace bidimensionnel et échapper aux forces de la pesanteur.

LE GROUPE GELITIN (Wolfgang Gantner, Ali Janka, Florian Reither et Tobias Urban)

‘Gelitin have real savoir-faire, a genius for cobbling things together or, as the cooks say, the art of using up the leftovers.’2

The two sculpture assemblages by the Gelitin group in this exhibition are made from scraps of objects, and odds and ends of recycled wood. The linear convolutions of these constructions seem to express a gleeful outpouring of uncontrollable energy.

'So what' is like a euphoric encounter between two chairs which, in the excitement of conversation, break, re-assemble themselves and merge together in defiance of their respective individualities.

'Go to gate 39' could be a low-tech version of Dan Flavin’s neons.3 The same principle of chaotic assemblage prevails in the four watercolour drawings that accompany the sculptures. The heaps and piles and scrap-heaps of objects, body parts and sexual components evoke the Dionysian, orgiastic aspect of the group’s performances and installations. One is reminded of Sweatwat, a paddling pool-sauna installation in the Gagosian Gallery, London, made out of half-melted rubbish skips.


TONE FINK

Dans ses dessins, Tone Fink raye le papier, le gratte, le perfore ou le colle en plusieurs couches, presque en 3 dimensions. Le papier est, pour lui, comme une membrane vulnérable. Il utilise des papiers irréguliers dont formes, structures et couleurs imposent leurs caractéristiques.

Les qualités haptiques5 de son dessin se prolongent dans l’œuvre sculptée, réalisée en papier mâché. Ici des sortes de sièges, des "trônes" qui, simples et dépouillés, revêtent presque une apparence de pierre bien qu’ils soient très légers.

Le volume se déploie dans l’espace comme un jeu de construction modulaire qu’on pourrait assembler à loisir.


ULRIKE LIENBACHER

Le travail d’Ulrike Lienbacher explore la notion du corps. Elle s’exprime par le dessin, la photographie, le volume et l’installation. Ici, elle présente trois dessins sur papier extraits de la série des "Pin-up exercices" engagée depuis 2001.

De jeunes femmes exécutent des exercices de gymnastique. Les gestes et les postures du corps sont l’expression de l’ordre et de la discipline. De manière métaphorique, le corps illustre et reflète le système social qui impose une maîtrise de soi comme une forme d’autocensure.
Aux côtés des dessins, elle expose "Hulla hop", ensemble de quinze volumes en plastique coloré travaillés en série. Un contraste formel et une tension naissent de la rencontre des deux médiums. Les formes ornementales et plus abstraites de ses sculptures évoquent des cerceaux de gymnastique, associés au motif de la tresse de cheveux.


JULIE HAYWARD

Aux limites de l’abstraction, les sculptures de Julie Hayward explorent un monde de formes nées de l’observation de micro-organismes, de phénomènes biologiques et d’éléments de machines.

Julie Hayward dessine avant tout. Ses dessins en noir et blanc sont des études qui évoquent, dans un code très schématique de dessin technique, des plans de montage ou de construction. Souvent réalisés au format A4, ils sont comme des notes des documents sur papier. La conception de ceux-ci est toutefois basée sur l’automatisme ; un lent processus mental permet l’émergence de la forme qui advient en dessinant. Julie Hayward compare ce processus au fait "d’essayer de retenir un rêve au matin […], en premier lieu on reconnaît seulement des fragments qui engendrent ensuite des séquences et l’addition de ces séquences forme un récit".

L’étrangeté de ces dessins provient de l’écart entre le caractère informatif, clair, pédagogique de ce type de code associé à des formes (s’agit-il d’objets ?) non identifiables, inconnues. Ces sculptures flirtent avec l’absurde des œuvres surréalistes et interrogent notre perception du connu et de l’inconnu. Elles sont à apprivoiser. Nous sommes, dans le même temps, confrontés au familier et à ce qui ne l’est pas. Cette situation nous replonge dans le champ de nos expériences primaires.


(1) Medium : intermédiaire par lequel l’artiste s’exprime (ex : le dessin).

(2) Dietgard Grimmer, "Du dessin dans l’espace", Catalogue de l’exposition, MAMC, Saint-Étienne, mai 2015.

(3) Pierre Emmanuel Finzi, "Gelitin déride les actionnistes", Art Press, n°343.

(4) À partir de 1963, l’artiste américain Dan Flavin réalise des pièces uniquement à base de tubes fluorescents qu’il assemble pour former des sculptures de formes très pures installées de manière à être en relation avec l’espace environnant.

(5) Haptique : qui donne la sensation du toucher.

 

 



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