Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Avis
Avis de
Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
DENIS Maurice : Les communiantes
 
L'OEUVRE
- Titre : Les communiantes
- Artiste : Maurice DENIS. Peintre français né en 1870 à Granville (Manche). Il est mort en 1943 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).
- Date de l'oeuvre : 1907
- Domaine : Peinture
- Support / Technique : Huile sur toile.
- Exposition(s) :
- Thèmes :
- Collection peinture sculpture installation
- Acquisition : Achat en vente publique à l'Hôtel Drouot (Paris) en 1972
- Droits d'auteur : © Adagp
- Dimensions : 98 x 107,2 cm
- Echelle : Moyen
 
 
contenu destiné au public adulte
DENIS Maurice : Les communiantes
Source : Département des publicspublié le 21 septembre 2012

DESCRIPTION ET COMMENTAIRE

Maurice Denis est formé à l’Académie Julian (1887). Il participe à la fondation du groupe des Nabis (1). En 1890, il rédige dans "Art et critique" un article considéré comme le manifeste des Nabis. "Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées." (2).

Maurice Denis admire les primitifs italiens, notamment Fra Angelico. Il fait des voyages en Italie en 1895-98 et 1907.

En 1908, il achète la villa "Silencio" en Bretagne. La Bretagne est la province asile dans la période où "l’actualité du monde s’affole et se dérègle, en 1914, comme en 1939…".
 Il participe aux cérémonies quotidiennes, prière, veillée, messes, vêpres ; en août 1905, il assiste à trois pardons : "le pardon de Pont-Aven, le pardon des [Clochards], le beau cimetière tout fleuri et rempli de costumes colorés, les jeux, la barrique de cidre qu’on défonce pour la foule, le petit pardon de Guidel sur la vallée toute fraîche et d’un si beau vert..." (3).

Il vit en grande partie à Saint-Germain-en-Laye. Il devient propriétaire d’un vieil hôpital à partir de 1914, appelé prieuré.  
En 1919, il tente de renouveler l’art religieux en fondant les "Ateliers d’art sacré" (4) avec Georges Desvallières. Comme la plupart des nabis, il illustre à caractère symboliste "Sagesse" de Verlaine (1889), "Le voyage d’Urien" de Gide (1893)…, réalise des panneaux décoratifs et participe au décor des édifices : coupole du théâtre des Champs-Elysées (1913), palais de Chaillot (1937), chapelle du Prieuré à Saint-Germain-en-Laye (1920)…
Son dernier ouvrage illustré, "l’Annonce faite à Marie" de Claudel est édité en 1943. Critique et théoricien, il écrit "Nouvelles Théories sur l’art moderne" en 1945, sur l’"Art sacré" en 1922, "Charmes et leçons de l’Italie" en 1933, "Histoire de l’art religieux" en 1939 et son journal de 1884-1943 (trois tomes).



Notes :



1 : "nabi" signifie "prophète" en hébreu. Un groupe d’artistes réunissant Bonnard, Sérusier, Vuillard, Denis…en 1888 à Paris. Les Nabis considèrent Gauguin comme un maître et Maurice Denis déclare : "ce que fut Manet pour la génération de 1870, Gauguin le fut pour celle de 1890."  Il s’agit, selon l’idée de Gauguin, de "ne garder du motif que l’essentiel, de remplacer l’image par le symbole, de substituer à la représentation de la nature l’interprétation d’une idée."
in Encyclopaedia Universalis, 1988.

Les Nabis, guidés par Paul Sérusier, assistent à des conférences chez les prêtres dominicains du faubourg Saint-Honoré (Paris).


2 : "Définition du Néo-Traditionalisme" in "Art et critique", 1890.


3 : in "journal de Maurice Denis", 1905.


4 : les "Ateliers d’art sacré" sont fondés en 1919-1920 : "renouveau de l’art religieux en France entre les deux guerres." En 1948, le père Couturier condamne les Ateliers comme un "monde un peu trop fermé sur soi…". C’est une institution reconnue mais l’histoire, le fonctionnement et les activités demeurent mal connus.
 
LES COMMUNIANTES

Dans la composition triangulaire des "Communiantes" de 1907, couronnée par la croix et le prêtre,  Maurice Denis applique les principes de planéité décorative par les Nabis, notamment dans le traitement presque synthétique des communiantes, la confrontation des couleurs complémentaires juxtaposées et les formes évoluent suivant un parcours ascensionnel. Par leur traitement ornemental, les formes paraissent à la limite de l’abstraction.
Maurice Denis écrit en 1934 à propos des estampes japonaises exposées à l’école des Beaux-arts de Paris en 1890 : "Quel éblouissement (…) et quelle révélation. Au lieu de fenêtres ouvertes sur la nature, comme les tableaux des impressionnistes, c’étaient des surfaces (…) décoratives, puissamment colorées." (1).
"Les Communiante" sont inspirées des grandes décorations de Puvis de Chavannes (Lyon 1824 -Paris 1898). Il fait l’unanimité par les symbolistes pour ses compositions équilibrées et décoratives (grandes décorations pour des édifices publics et privés comme le musée d’Amiens ou le musée de Lyon…
Maurice Denis suit la "leçon de Gauguin" transmise par Paul Sérusier. Il s’agit d’une méthode d’expression par la synthèse qui, par le paradoxe de l’abstraction permet à Maurice Denis de donner l’image d’une réalité spirituelle. Le tableau correspond au terme d’"icône" (2) dans le langage mystique des Nabis.
Les thèmes de cérémonies religieuses, mêlant scènes d’intimité familiale et citations bibliques, le motif de la procession, sont observés à travers des rituels catholiques en Bretagne, en Italie ou dans les églises de Paris et de Saint-Germain-en-Laye. Les randonnées dans la région de Bretagne ont fait de Maurice Denis un connaisseur  passionné de l’art religieux.

Notes :
1 : "l’époque du symbolisme" in "Gazette des Beaux-arts", tome XI, 1934.

2 : "Veut dire étymologiquement image. Traditionnellement, ce terme est réservé aux images sacrées de la religion chrétienne et plus particulièrement du christianisme oriental." in "Encyclopaedia Universalis", 1988.


BIBLIOGRAPHIE

Catalogues :



"Maurice Denis". Paris : Musée d’Orsay, octobre 2006-janvier 2007.



"Maurice Denis" in "L’art ancien au Musée d’Art moderne de Saint-Etienne métropole", 2007.



"Symbolistes et Nabis - Maurice Denis et son temps". Saint Germain-en-Laye : Musée du Prieuré, 1980.




Monographies

 :

Jean-Paul Bouillon. "Maurice Denis, Le spirituel dans l’art". Paris : Découvertes Gallimard, RMN, 2006.



Pierre Masson et Carina Schaëfer. "André Gide / Maurice Denis, correspondances 1892-1945". Paris: Gallimard, nrf, 2006.


Liens
Musée Maurice DENIS (Saint-Germain-en-Laye, Yvelines).
Maurice DENIS, "L'Hommage à Cézanne", 1900, (musée d'Orsay, Paris).
Décor de l'église Sainte-Marguerite du Vésinet, (La tribune de l'art).
Maquette de la coupole du théâtre des Champs-Elysées, (musée d'Orsay, Paris).



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