Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Avis
Avis de
Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
ORLAN : Cimier ancien de danse Ejaban Nigéria et visage de femme Euro-stéphanoise
 
L'OEUVRE
- Titre : Cimier ancien de danse Ejaban Nigéria et visage de femme Euro-stéphanoise
- Artiste : ORLAN. Née en 1947, Saint-Etienne (France).
- Date de l'oeuvre : 2000
- Domaine : Photographie
- Support / Technique : Photographie numérique, tirage sur papier photographique couleur.
- Exposition(s) :
- Thèmes :
- Collection photographie
- Corps
- Acquisition : Achat réalisé en 2009 avec l'aide de l'Etat et de la Région Rhône-Alpes, Fonds Régional d'Acquisition pour les Musées (F.R.A.M.).
- Droits d'auteur : © Adagp.
- Dimensions : 125 x 156 cm.
- Echelle : Moyen
 
 
contenu destiné au public adulte
ORLAN : Cimier ancien de danse Ejaban Nigéria et visage de femme Euro-stéphanoise
Source : Département collectionpublié le 09 avril 2011

DESCRIPTION ET COMMENTAIRE

L’œuvre d’ORLAN, artiste née à Saint-Etienne en 1947, se caractérise par une volonté de s’inscrire dans divers contextes provocateurs, des discours thématiques surprenants et différents, montrant une cohérence de principe convaincante marquée par la radicalité de l’engagement personnel. Un certain héroïsme latent semble ainsi accompagner constamment son œuvre, même lorsqu’elle opère avec un humour subversif ou un questionnement critico-analytique sur les systèmes de valeurs économiques, culturels, esthétiques, idéologiques et religieux. C’est peut-être cet héroïsme – aujourd’hui apparemment démodé et anachronique - qui différencie son œuvre des stratégies esthétiques de la jeune génération qui poursuit souvent les propositions et interrogations d’Orlan dans son activité.

Les paradigmes ethnologiques, mythologiques et historico-culturels présents dans son œuvre renvoient à la problématique de la multi-identité et du nomadisme. C’est ainsi que la compétence esthétique des pensées allégoriques trouve une nouvelle dimension qui se concrétise non seulement dans le contexte de l’avant-garde mais beaucoup plus dans le contexte des allégories du mythe. La question des allégories du mythe est moins présente dans les discours sur l’art d’Orlan que par exemple la critique socioculturelle ou la discussion sur ses décisions méthodologiques.
Cette revendication latente à l’élargissement de l’interprétation de l’art d’ORLAN aux allégories du mythe semble être une composante constante de sa pensée, mais il n’est pas question d’arrêter une ligne méthodologique unique, incontestable, ni un système de référence obligé. On observe dans son œuvre des éléments des grandes histoires mythiques de notre passé qui se réfèrent aux discours actuels socioculturels et idéologiques.

Dans la série des "Self Hybridations", plus encore peut-être que dans les séries précédentes des "Madones" ou des "Opérations chirurgicales", on retrouve ces composantes d’un héroïsme à-même de relire les mythes et les catégories socioculturelles, l’Histoire et les civilisations pour faire naître une sorte d’œcuménisme universel : injectant un peu de soi dans chacune de ces iconographies codifiées, ORLAN nivelle et annihile toute hiérarchie, toute valeur identitaire de groupe pour mieux nier les typologies culturelles.

Dans cette série, l’artiste continue en effet à étendre et à repousser chaque jour les limites de "son voyage à travers une infinité d’identités physiques possibles" dans une confusion entre le matériel et l’immatériel, en se confrontant avec les canons de la beauté idéale d’autres cultures. C’est un voyage galvanisant, qui court-circuite l’archaïsme et la cyberculture, des civilisations et des esthétiques variées, des gouffres spatio-temporels impensables. Dans un mouvement perpétuel, Orlan crée de nouvelles identités anorganiques, hybride des icônes précolombiennes, africaines et amérindiennes avec son image, elle-même transformée par la chirurgie, produisant ainsi un récit complexe entre le réel et le non réel, entre soi et autrui.

Dans les "Self-Hybridations précolombiennes" (1998-2000), à l’aide d’un logiciel informatique de "morphing", l’artiste hybride son visage avec des masques et des statuettes votives olmèques, qui sont l’expression de canons esthétiques issus du passé, extrêmement différents et éloignés de ceux d’aujourd’hui.

Les "Self-Hybridations africaines" (2000-2003) sont obtenues en mélangeant le portrait de l’artiste avec des photos ethnographiques de tribus africaines. Cette série de clichés, le plus souvent en noir et blanc, évoque les premières photographies "exotiques" qui commencent à circuler en Europe à la fin du XIXème siècle. Comme dans la première série, ces masques fétiches réactualisés donnent à voir les canons de beauté lointains d’une autre civilisation.

Dans les "Self-Hybridations amérindiennes" (2005-2007), ORLAN hybride cette fois son image avec des portraits peints par George Catlin entre 1830 et 1835, et qui représentent des Peaux-Rouges appartenant à différentes tribus américaines. "Devant mes Self-Hybridations [précolombiennes ou africaines], nous sommes devant un temps virtuel où se conjuguent étroitement le passé [de ces] cultures, le passé récent de ma propre photographie, et l’avenir de cette image, son futur en tant qu’œuvre vue par des spectateurs, et le futur fantasmé qu’elle suggère."



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