Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Delph750
Le 30 mars 2012.

"Super cette rubrique ressources. J'ai pu faire plusieurs recherches très différentes afin de préparer une séance d'arts visuels pour ma classe de CM1. Du coup, je pense les emmener en visite au Musée l'année prochaine, en CM2.".
 
 
 
contenu destiné au public adulte
Dennis OPPENHEIM
Source : Département production des expositions et publicationspublié le 17 mai 2011

PRESENTATION DE L'EXPOSITION (14.05.2011 > 21.08.2011)


"Theme for a Major Hit", 1974. (Extrait de l'installation). Bande sonore, marionnettes motorisées, bois, tissu et lecteur de cassette. Dimensions variables. Courtesy Dennis Oppenheim Studio, New York. © D. Oppenheim.


"Theme for a Major Hit", 1974. (Extrait de l'installation). Bande sonore, marionnettes motorisées, bois, tissu et lecteur de cassette. Dimensions variables. Courtesy Dennis Oppenheim Studio, New York. © D. Oppenheim.


"Table Piece", 1975. Bande sonore, table, marionnettes. Courtesy Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris. © D. Oppenheim.


"Black 1991 – 2007", 2007. 6 pièces en fer forgé. Courtesy Solares fondazione delle arti. © D. Oppenheim.


"Splash Buildings", 2009. Acier galvanisé, tige d'acier, tige acrylique, globes, sphères, fibre de verre, attaches. Courtesy Dennis Oppenheim Studio, New York. © D. Oppenheim.


"Smokestack buildings", 2009. 6 pièces. Acier, lumières au led, tuyaux acryliques, fumée de voiture. © D. Oppenheim.


"Smokestack buildings", 2009. 6 pièces. Acier, lumières au led, tuyaux acryliques, fumée de voiture. © D. Oppenheim.

 
Cette exposition Dennis Oppenheim offre l’occasion inédite en France de parcourir les trente dernières années de création de ce fabuleux constructeur de formes et de mécanismes au travers de six installations particulièrement emblématiques.

Le Musée d’Art Moderne s’intéresse au travail de cet artiste américain né en 1938 depuis son ouverture - il conserve 12 œuvres, dont 8 données par Vicky Rémy (à qui le Musée rend hommage).

De plus les expositions "Objects vs Design" (2004), "Domicile" (2005) et "Iles jamais trouvées" (2010) ont montré les travaux plus récents de Dennis Oppenheim.
Alors que l’exposition se préparait en lien direct et régulier avec l’artiste, nous avons brutalement appris sa disparition. L’artiste avait déjà pensé l’exposition : six installations dans quatre lieux différents du Musée : grande salle centrale, couloir, hall d’entrée et extérieurs.
Chaque lieu convoquerait des univers spécifiques : celui du corps et du mimétisme ironique de la vie avec "Theme for a Major Hit" (1974) et "Table Piece" (1975) dans la salle centrale ; celui de la transformation jusqu’à la disparition dans le couloir (lieu de transition) avec "Aging" (1974) ; celui de la sculpture urbaine, décorative et exubérante avec les "Splash Buildings" (2009) dans le hall, et enfin celui du jeu entre l’architecture et la sculpture avec les installations extérieures des "Smokestack Buildings with Frozen Fireworks" (2009) et "Black" (2007).


Dennis Oppenheim est un créateur échappant à toute forme de classification ou de système. Suite notamment à sa rencontre avec Robert Smithson, il a d’abord concentré son travail sur des réalisations de Land Art ("Annual Rings", 1968), puis de Body Art ("Reading Position for second Degree Burn", 1970).
Dans ces différentes pratiques utilisant le paysage ou le corps,
la question centrale pour Dennis Oppenheim reste la sculpture. L’artiste affirme avoir pris conscience de son corps en arpentant les espaces, et l’expérimentation sur le corps poursuit l’inscription dans un lieu. Ces premières formes d’expériences de la "sculpture", marquage d’un lieu ou d’un corps vont ensuite s’incarner dans la fabrication d’objets hybrides, de structures monumentales, ou d’installations aux combinaisons surprenantes.

Avec "Theme for a Major Hit" en 1974, Dennis Oppenheim met en scène 22 pantins de 80 cm de haut, habillés, mécanisés grâce à un moteur et suspendus au plafond. Ces marionnettes articulées bougent au rythme d’une chanson écrite par l’artiste, et jouée par Roger Welch à la batterie et Bill Beckley à la guitare notamment, deux artistes plasticiens présents dans nos collections. Le refrain, "It ain’t what you make, it’s what makes you do it" - "ce n’est pas ce que tu fais, c’est ce pourquoi tu le fais", reprend un des questionnements propre au milieu artistique des années 1970 : le concept peut-il prévaloir sur la réalisation…

Plus tard Dennis Oppenheim se lance dans la fabrication de machineries complexes, documentées par des dessins préparatoires réalisés a posteriori.
La sculpture toujours, mais au service d’une dynamique, d’un effet ou d’une transition. Il utilise les feux d’artifice, le son, la lumière. Il montre des figures populaires, des animaux, des objets du quotidien, qu’il mêle entre eux au travers de rencontres inédites prises dans des jeux d’échelles déroutants. Pour le critique d’art Germano Celant, ces œuvres sont "basées sur une série de surprises structurées autour d’un rythme marqué par des passages narratifs identiques. […] Elles montrent l’évidence macroscopique d’une crise dans les relations entre les objets et les êtres, entre les mots et les images."

Les installations à l’extérieur du Musée nous permettent d’évoquer ce jeu du changement d’échelle avec "Black", mais aussi la pratique récurrente dans les dernières années de sa création de réalisations de commandes publiques – architectures inutiles et improbables ou sculptures monumentales et habitables… Les "Smokestack Buildings with frozen fireworks", ces tours industrielles d’où sortent de la fumée surmontées d’éclairs de lumière figés installées sur le parvis, sont un des exemples de ces installations animant l’espace public, tout en convoquant le sensible, l’imaginaire, et le merveilleux en même temps que le banal le plus prosaïque.
 
L’exposition est accompagnée d’un catalogue.
 

L'EXPOSITION DANS LES SALLES DU MUSEE


 



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