Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
max,ernst,la derniere foret
Max ERNST, "La Dernière forêt", 1960-1970. Huile sur toile. © Adagp.
 
Jean DUBUFFET, "Gymnosophie", Juin 1950. Huile sur toile. © Adagp.
 
Fernand LEGER, "Composition aux raisins, 1929. Huile sur toile. © Adagp.
 
DI TEANA (Francesco Marino), "Cube désintégré", 1960. © Adagp.
 
 
Collection du Musée : Art Moderne
Du 07 juin 2008 au 06 novembre 2008
 
Ce parcours propose un dialogue entre différents courants du cubisme, révolution picturale initiée par Picasso dès 1907, qui se caractérise par une analyse systématique de la forme et une volonté d'affranchissement vis-à-vis de la traditionnelle représentation de la réalité par la perspective.

Ces expérimentations se diffusent et se prolongent en France avec, entre autres, Albert Gleizes, Roger de La Fresnaye, Louis Marcoussis, en Russie, dans les recherches d'Alexandra Exter, Michel Larionov et Nathalie Gontcharova ou encore par le sculpteur hongrois Joseph Csaky. Fernand Léger est pour sa part plus proche du “Purisme” développé par Le Corbusier et Ozenfant.

L'influence de la sculpture africaine est ici illustrée par la présence d'une pièce majeure de la collection d'art premier du Musée, une statue doble (Côte d'Ivoire, début du XXème siècle) qui appartenait à la collection personnelle de Victor Brauner et résultant d'un legs de son épouse, Jacqueline Brauner, en 1987.

Au Pays-Bas, l'artiste Piet Mondrian met en place un vocabulaire pictural qui se restreint, dans un souci d'universalisme, aux couleurs et aux formes pures : lignes géométriques et couleurs primaires.

Jean Gorin et César Domela reprennent ces principes qui amènent à une abstraction radicale.

Le mouvement “Abstraction-Création” organisé dès 1931 autour de Jean Arp, Jean Hélion, Albert Gleizes ou encore Frank Kupka, promeut l'abstraction géométrique.

Victor Vasarely, quant à lui, explore les capacités expressives de la forme et de la couleur, sans recourir à la figuration ni à quelconque utilisation de différents empâtements de peinture. L'artiste parvient à créer un rythme dynamique ainsi qu'un jeu optique à partir de ce vocabulaire minimal.

L'œuvre de Josef Albers explore l'effet des interactions chromatiques, dans la lignée des recherches de l'école allemande “Bauhaus”, où l'artiste fut enseignant.

Les oeuvres de Victor Brauner, Max Ernst, Miro, André Masson, Yves Tanguy et Matta offrent un panorama du Surréalisme, mouvement qui naît en 1924 sous l'impulsion de l'artiste André Breton.


PLUS D'INFOS SUR...

MAX ERNST
“La dernière forêt” est une toile tardive dans l'oeuvre de Max Ernst – toile achevée vers 1970, l'artiste décède en 1976 – mais elle se situe bien dans la tradition du Surréalisme et de ses recherches de libération par rapport à l'exécution de l'oeuvre : écriture automatique, “cadavres exquis” et autre technique du “frottage” sont utilisés par les artistes pour atteindre l'inconscient. L'importance de l'aléatoire et du monde onirique, de la folie et des états hallucinatoires, caractéristiques de la grande période du Surréalisme – le Manifeste du Surréalisme rédigé par André Breton paraît en 1924 - persiste dans cette toile tardive d'Ernst.

JOAN MIRO
De même, l'oeuvre de Miro “Danse de personnages et d'oiseaux”, réalisée en 1968, bien que tardive, est également ancrée dans cette tradition du Surréalisme. L'artiste reprend un vocabulaire élaboré dès les années 1920 et déploie une immensité bleue qui fait référence au ciel : bien que d'apparence abstrait, son travail part toujours de l'observation de la nature.

VICTOR BRAUNER
Victor Brauner est également proche du mouvement, l'ensemble présenté ici est réalisé entre 1930 et 1945. “Sans titre” ou encore dans “L'autre version”, toiles toutes deux datées de 1934 manifestent l'influence du peintre italien Giorgio de Chirico, peintre mélancolique “métaphysique”. Pendant la guerre de 1939-1945, Brauner se voit contraint d'utiliser la cire ainsi que des supports de fortune (carton), médium qu'il utilisera finalement toute sa vie et dont il perfectionnera la technique (“Oh ! saisons, oh ! châteaux”, 1945).

PIERRE SOULAGES
Pierre Soulages débute sa carrière de peintre en 1947. Dès lors, en utilisant l'abstraction et privilégiant la couleur noire, il s'agit pour lui de saisir, selon sa propre expression, des “instants poétiques”. Les titres se résument ainsi souvent à une simple date. Son oeuvre est une suite de variations qui s'articulent autour des jeux infinis de la lumière. Celle-ci se trouve en effet prise au piège ou générée par les larges coups de brosses qui créent des tensions entre les vides, parfois teintés de jaune, et les pleins.

Pierre Soulages poursuit sa recherche, produisant par cycles une oeuvre qui s'attache à capter la lumière par les différences de traitement de la surface. A partir de 1979, l'artiste n'utilise plus que la couleur noire et travaille la couche picturale avec des couteaux, des racloirs, des truelles, de telle sorte que la peinture devient une surface sculptée.

JEAN BUBUFFET
Arrivé tardivement à la peinture, en 1942, Jean Dubuffet expérimente quantité de supports et de matériaux. Son oeuvre s'inscrit dans le projet d'un art “ordinaire”, détaché de la culture occidentale, et s'adresse à “l'homme du commun”, aux “irréguliers de l'art”, soit des hommes et des femmes indemnes de toute culture artistique.

“Gymnosophie” (1950) avec son graphisme sommaire et délibérément maladroit, représente deux femmes corpulentes ; “Vie infuse” (1958), toile de la série des “Texturologies”, est uniquement un jeu de peintures pures et évoque la texture d'un mur ou du macadam.


CATALOGUE

D'un siècle à l'autre, catalogue des collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

"D'un siècle à l'autre", catalogue des collections XXème siècle du Musée d'Art Moderne.
À l'occasion de son vingtième anniversaire (1987-2007), le Musée d'Art Moderne a publié aux éditions Skira un nouveau catalogue de ses collections du XXème siècle. Tout en donnant une vision d'ensemble de la collection et de ses chefs-d'œuvre, cet ouvrage met en avant la politique d'acquisition du musée durant ces vingt dernières années.

Une édition française et une édition anglaise / Editeur : Skira, Paris / Prix : 35 euros version brochée ; 49 euros version reliée / Pages : 272 - Illustrations : 285 - Format : 24 X 28 cm / Date de parution : décembre 2007.
  
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Adresse postale : Musée d'art moderne et contemporain - La Terrasse - CS 10241 - 42 006 Saint-Étienne cedex 1 - Adresse GPS : Rue Fernand Léger - 42270 Saint-Priest-en-Jarez