Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
Bernhard, Rudiger, petrolio, sculpture, musee, chateau, batie d'urfé, saint etienne le molard, facade, renaissance
Bernhard Rüdiger, "Petrolio (locus desertus)", sculpture monumentale, 2006. Collection IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes. Arrière-plan : façade du musée château de la Bâtie d'Urfé, Saint-Etienne-le-Molard. Photo : Yves Bresson. © Droits réservés.
 
Dans la grotte rocaille : Statue de Bacchus, 16e siècle, coll. du château de la Bâtie d'Urfé. Liliana Moro, "Giovanna e la luna", 1997, collection IAC Villeurbanne & Rhône-Alpes © Photo : Blaise Adilon
 
Dans la chambre de la Bâtie : au premier plan, photographie de Patrick Faigenbaum, Famille Aldobrandini, Rome, 1986. Thomas Schütte, Das Bad, 1984. Collection IAC Villeurbanne & Rhône-Alpes © Photo : Blaise Adilon
 
Patrick Faigenbaum, Famille Massimo, les enfants, 1986. Tirage sur papier baryté au gélatino-argentique. Institut d'art contemporain, collection Rhône-Alpes, en dépôt au MAM de Saint-Etienne Métropole. Photo : Yves Bresson / MAM © Adagp, Paris, 200
 
Dans le grand salon : Thomas Schütte, Quartier d'hiver, 1986-1988. Série de 7 tables supportant des constructions en bois. Collection du MAM de Saint-Etienne © Photo : Blaise Adilon
 
Dans le petit salon n°1 : Donald Judd, Untitled, 1989. Photographies de Walker Evans, Sans titre, 1987 ; de Blanc & Demilly, Croquenot, 1924-35. Composition aux raisins, de Fernand Léger, 1929. Coll. du MAM de Saint-Etienne © P
 
Dans le petit salon n°2 : au centre, une sculpture en plâtre de Didier Vermeiren, Saint-Jean-Baptiste, 1984. Aux murs, photographie et peintures de Charles Maurin, vers 1891 ; photographies de Suzanne Lafont, 1986 © Photo : Blaise Adilon.
 
Dans le corps de garde : Robert Morris, Felt Piece, 1974, sculpture en feutre. Giovanni Anselmo, Torsione (non daté). Coll. du MAM de Saint-Etienne © Photo : Blaise Adilon.
 
Dans le jardin de la Bâtie : Veit Stratmann, La Nacelle, 1997. Acier brut, 750 x 700 cm. Coll. IAC Villeurbanne & Rhône-Alpes © Photo : Blaise Adilon.
 
 
Locus Oculi
Château de la Bâtie d'Urfé, Saint-Etienne-Le-Molard, Loire, FRANCE
Du 21 juin 2009 au 04 octobre 2009
 
A l'invitation du Conseil Général de la Loire, l'Institut d'art contemporain, Villeurbanne & Rhône-Alpes, et le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole proposent une exposition conçue par l'artiste Bernhard Rüdiger - enseignant et théoricien - à partir de leurs collections respectives au château de la Bâtie d'Urfé. L'exposition "Locus Oculi" rassemble des oeuvres de différentes époques de la Renaissance à nos jours.

Cette transhistoricité permet une lecture du passé par le présent et réciproquement.


"PETROLIO (LOCUS DESERTUS)" : UN POINT DE DEPART

L'Institut d'art contemporain a acquis pour sa collection en 2007 la sculpture monumentale "Petrolio (locus desertus" de Bernhard Rüdiger. Il s'agit d'une éolienne, dont les pales viennent frapper un gong qui forme l'extrémité du trépied, à chaque mouvement impulsé par la force du vent.

Sur proposition de l'Institut, Bernhard Rüdiger a imaginé le contexte d'installation de cette oeuvre-signal, dans un cadre aussi marqué d'histoire que le château de la Bâtie d'Urfé.

Invité par le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole à explorer ses collections, il a conçu une exposition d'artiste réunissant des oeuvres de deux collections majeures de la région Rhône-Alpes.

Face au château, verticale, mobile, la sculpture "Petrolio (locus desertus)", mise en action par l'énergie imprévisible, introduit le parcours de l'exposition et donne le ton de son ambition : créer un équilibre vigilant, en résonance avec une réalité complexe.

"Petrolio (locus desertus)" emprunte son titre à un roman resté inachevé de Pasolini, qui pose le constat critique d'une société moderne à bout de souffle. Son sous-titre évoque un espace vide où la réalité serait tout entière à (re)construire. Aspirant à transformer "le lieu du désert" en un lieu du regard, à partir duquel penser le monde, l'artiste Bernhard Rüdiger donne le titre "Locus oculi" à l'exposition de la Bâtie. S'il autorise une polysémie d'interprétation, le titre peut se traduire par ''le lieu comme oeil'', ou ''l'oeil comme lieu'', ou encore ''le lieu-oeil'', désignant alors la vision, dans tous les sens du terme, comme la question fondamentale. Le regard est ainsi investi d'une fonction bâtisseuse et réflexive.


LA BATIE D'URFE : UN LIEU / UNE IDENTITE

Dans un contexte d'inquiétude généralisée quant au devenir du monde – écologique, économique, social –
et à une époque où l'articulation passé-présent-avenir perd de son épaisseur, Bernhard Rüdiger entend recréer des lieux à partir desquels puisse être imaginée une action politique. La Bâtie de Claude d'Urfé – son fondateur – serait par excellence de ceux-là : un lieu retiré, un lieu écrin, au même titre que la bibliothèque de cet humaniste du XVIème siècle.

L'exposition révèle le château comme un lieu qui permet de se mettre à l'écart, non pour oublier le monde mais pour mieux le reconsidérer.

La Bâtie d'Urfé est transformée dès 1535 alors que Claude d'Urfé prend la charge de bailli du Forez, devenant ainsi le représentant du roi dans cette province. Mandaté par François Ier au Concile de Trente et diplomate au Vatican sous Henri II, Claude d'Urfé est un fin lettré et ami du roi. Il a su opérer un retournement d'alliance politique et faire de sa demeure un château de plaisance inspiré de la Renaissance italienne et française.

Dans cette architecture, multiple, virtuose et surprenante, reflet de la vision de Claude d'Urfé, Bernhard Rüdiger a imaginé un parcours d'artistes qui fait se croiser des collections.

Quelque soixante-dix oeuvres d'époques différentes établissent un dialogue critique entre notre temps présent et un passé idéalisé. La configuration architecturale inattendue de la Bâtie, avec cette étrange triangulation entre la bibliothèque, la grotte et la chapelle, constitue la matrice conceptuelle de la réflexion de Bernhard Rüdiger pour habiter aujourd'hui ce lieu.


EXPOSITION "LOCUS OCULI" PAR BERNHARD RUDIGER

Au centre du projet artistique, la bibliothèque réunit des oeuvres qui affirment différentes abstractions et la tabula rasa avec le passé. C'est par exemple celles de Michel Parmentier et d'Olivier Mosset, qui, avec le groupe B.M.P.T. dès 1966, veulent atteindre ''le degré zéro de la peinture".

C'est également Lucio Fontana qui fonde en 1949 le Spatialisme et introduit, avec un geste radical et irréversible de perforation de la toile, le ''Concept spatial''. C'est encore Raoul Hausmann, contemporain de l'avant-garde Dada, dont le rayogramme exprime les recherches utopiques d'un homme et d'un monde ''nouveaux''.

De manière générale, c'est une forte relation au corps qui est donnée à voir dans les différents espaces de l'exposition, qu'il s'agisse du corps absent, avec les photographies de Walker Evans et de Blanc & Demilly, d'un ''corps'' mécanisé, objectivé (par exemple la "Composition aux raisins" de Fernand Léger) ou bien du corps de la sculpture rendu à l'état de socle, selon un processus radical d'éviction et d'autoréférence ("Saint-Jean-Baptiste" de Didier Vermeiren).

Le grand salon offre au visiteur différentes perspectives sur les jardins et abrite les tapisseries de "L'Astrée", roman pastoral d'Honoré d'Urfé.

En regard, sont exposées des oeuvres dont les systèmes de représentation métaphorique convoquent une Arcadie perdue ou revisitent des paysages à l'antique, pour proposer de nouvelles pensées de l'homme avec l'espace ("Pastorale ou paysage à l'antique" de Gustave Courbet, triptyque de Ludger Gerdes, maquettes "Quartier d'hiver" de Thomas Schütte...).

Les oeuvres présentées dans le corps de garde – une suite de salles donnant sur la cour intérieure, qui symbolisaient la force militaire – sont caractéristiques de l'élargissement du champ de la sculpture tel qu'il s'est produit dès les années 1960-1970. Elles affirment une matérialité qui met en jeu des forces physiques (Giovanni Anselmo, Gilberto Zorio), des transformations organiques (Mario Merz, Toni Grand) ou qui ouvre la voie à ''l'antiforme'' (Robert Morris).


Légendes des oeuvres présentées (voir vues in situ ci-contre) :

Dans la grotte rocaille (© Photo : Blaise Adilon)
- La déesse de la mort, de Jean-Baptiste Carpeaux, 1875. Ronde-bosse en bronze, technique de la cire perdue, 33 x 12 x 11,8 cm. Coll. du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
- Statue de Bacchus, XVIe siècle. Collection du château de la Bâtie d'Urfé
- Liliana Moro, Giovanna e la luna - Il rovescio della medaglia, scena 1 (Giovanna et la lune - Le revers de la médaille, scène 1), 1997. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes
- Cavallino - Il rovescio della medaglia, scena 2 (Petit cheval - Le revers de la médaille, scène 2), 1994. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes
- Jean-Baptiste Carpeaux, Suzanne surprise, 1875. Ronde-bosse en terre cuite. 64,5 x 24 x 29 cm. Coll. du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

Dans la chambre (© Photo : Blaise Adilon)
- Patrick Faigenbaum, série de 10 photos de familles italiennes. ex. Famille Aldobrandini, Rome, 1986.
Tirage sur papier baryté au gélatino-argentique. 44 x 44,6 cm, tirage de 1987. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes
- Thomas Schütte, Das Bad (Le bain), 1984. Bois, peinture, toile. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes

Dans le grand salon, orné de tapisseries illustrant L'Astrée, roman d'Honoré d'Urfé (© Photo : Blaise Adilon)
- Thomas Schütte, Quartier d'hiver, 1986-88. Série de sept tables supportant des constructions en bois et divers objets, contre-plaqué peint. Chaque table : 150 x 100,5 x 100 cm ; disposition variable.
- Gustave Courbet, Pastorale ou Paysage à l'antique, vers 1840. Huile sur toile, 99 x 79,5 cm.
- Francisque Millet, Paysage avec le Christ et la Samaritaine, XVIIe siècle. Huile sur toile, 60,4 x 74 cm.

Toutes les oeuvres citées ci-dessous sont issues des collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

Dans le petit salon n°1 (© Photo : Blaise Adilon)
- Donald Judd, Untitled, 1989. Aluminium anodisé clair et aluminium anodisé coloré noir. 99,5 x 199 x 199 cm. Coll. du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
- Walker Evans, Sans titre (titre attribué : Chaussures). Tirage sur papier baryté au gélatino-argentique, papier Kodak, tirage de 1987 ; 18,3 x 23,7 cm. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes. dépôt au MAM de Saint-Etienne
- Blanc et Demilly, Croquenot, 1924-35. Tirage sur papier baryté au gélatino-argentique ; 16,5 x 11,3 cm. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes. dépôt au MAM de Saint-Etienne

Dans le petit salon n°2 (© Photo : Blaise Adilon)
Les oeuvres de Charles Maurin sont issues des collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole :
- Sans titre, vers 1892. Femme nue en position de grand écart.Tirage albuminé, ; 8,3 x 11,5 cm.
- L'Aurore du rêve, vers 1891. Cf. Les Fleurs du Mal, de Ch. Baudelaire. Huile sur toile, 81 x 100,4 cm.
- L'Aurore du travail, vers 1891. Huile sur toile, 79 x 148 cm.
Didier Vermeiren, Saint-Jean-Baptiste, 1984. Plâtre, armure métallique ; 49,5 x 70 x 110 cm. Coll. IAC de Villeurbanne & Rhône-Alpes
Suzanne Lafont, Littoral, série de six photographies noir & blanc, 1986. Coll. du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

Dans le corps de garde (© Photo : Blaise Adilon)
Deux oeuvres issues des collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole :
- Robert Morris, Felt Piece, 1974, feutre. Oeuvre déployée : 190 x 970 cm.
- Giovanni Anselmo, Torsione (non daté). Oeuvre en trois dimensions.

Dans la chapelle (© Photo : Blaise Adilon)
Deux oeuvres issues des collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole :
- Anthony Cragg, Pan (Dice), 1999. Structure en polyester recouverte de résine et de dés, 124 x 216 x 130 cm.
- Luciano Fabro, Occhio de Dio (OEil de Dieu), 1969. Triangle de bois et baguettes, peinture dorée, 180 x 180 cm.


CATALOGUE

D'un siècle à l'autre, catalogue des collections du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole

"D'un siècle à l'autre", catalogue des collections XXème siècle du Musée d'Art Moderne.
À l'occasion de son vingtième anniversaire (1987-2007), le Musée d'Art Moderne a publié aux éditions Skira un nouveau catalogue de ses collections du XXème siècle. Tout en donnant une vision d'ensemble de la collection et de ses chefs-d'œuvre, cet ouvrage met en avant la politique d'acquisition du musée durant ces vingt dernières années.

Une édition française et une édition anglaise / Editeur : Skira, Paris / Prix : 35 euros version brochée ; 49 euros version reliée / Pages : 272 - Illustrations : 285 - Format : 24 X 28 cm / Date de parution : décembre 2007.
  
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