Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
Accueil / Expositions / Expositions archivées
 
 
Restez connectés !
 
 
 
 
 
Newsletter :
Abonnez-vous à la lettre d'information
  

Rechercher dans le site :
  



Avis
 
 

Expositions archivées

 
local line 2
 
Nicolas A. A. BRUN, "Le songe de Polychronos ou l'Individu", 2010. Video. © Nicolas A. A. Brun.
 
Emma RE, sans titre, encre et pastel sec sur papier, 21 x 30 cm, 2009. © Emma Ré.
 
Linda ROUX, "A family VI", acrylique sur toile, 100 x 80 cm, 2009. © Linda Roux.
 
Christophe VAILATI, sans-titre, eau de javel et vin blanc sur papier de soie noire, 51 x 76 cm, 2007 2009. © Christophe Vailati.
 
Sandra SANSEVERINO, sans titre, encre de Chine et acrylique sur lin, 130 x 97 cm, 2009. © Sandra Sanseverino.
 
 
Local Line 2
Jeunes créateurs basés à Saint-Etienne
Du 15 mai 2010 au 05 septembre 2010
 
Deuxième édition d’un cycle d’expositions qui a débuté au printemps 2010, "Local Line 2" se veut le reflet de la création en train de se faire sur le territoire stéphanois.

Cette manifestation se prolongera dans les prochains mois par des expositions à l'étranger organisées en collaboration avec des institutions partenaires.

Cette deuxième édition réunit les artistes non plus autour d'un médium (tel le dessin pour "Local Line 1") mais autour de la tonalité mélancolique qui poind dans beaucoup de leurs  œuvres.

En effet, nous avons été sensibles aux "humeurs mélancoliques" qui y affleurent : fugitivité, rêverie, scories et dépôts du temps, évanescence de la ligne, perte de l'ombre...

Du pessimisme parfois mais pas de mortification chez ces artistes. La mélancolie "ici" n'est pas une pulsion négative mais, comme Marsile Ficin l'a pensé à la Renaissance, une lucidité qui "repositive" notre présence au monde. 

Nicolas A. A. BRUN

L’Homme est un torquetum, un cadran solaire portatif. Comme lui, notre ombre portée indique que nous sommes inscris dans un espace-temps, ici/maintenant (now/here). Ainsi toujours localisable, l’Homme ne pourrait se prétendre Individu libre. En réaction à cet asservissement, Le songe de Polychronos s’appuie sur le postulat suivant : l’ombre est la dernière partie sécable de l’être humain, or pour être Individu, l’Homme ne peut faire l’économie de son indivisibilité. Comment se défaire alors de notre ombre et faire en sorte que nous soyons nulle part (nowhere) ? L’énigme est ici proposée sous la forme d’une installation vidéo, graphique et sonore. Le temps y est traité d’une manière à la fois multiple et infinie (temps simultanés, successifs, anachroniques), et l’Homme s’y nourrit de safran pour devenir source de lumière. C’est dans cette combinaison des temps et des lieux, dans l’abolition de la frontière entre fiction et réalité que peut résider une forme de réponse. Il est possible de perdre son ombre sur le pas de la porte. 

Le site de Nicolas A. A. Brun

Emma RÉ

J’aurais aimé écrire ceci : « au lieu d’une vision à l’exclusion des autres, j’eusse voulu dessiner les moments qui bout à bout font la vie, donner à voir la phrase intérieure, la phrase sans mots, corde qui indéfiniment se déroule sinueuse, et dans l’intime, accompagne tout ce qui se présente du dehors comme du dedans. Je voulais dessiner la conscience d’exister et l’écoulement du temps, comme on se tâte le pouls » ; ceci est d’Henri Michaux. Je pense à lui parce qu’en ce moment je travaille à l’encre, je m’abandonne aux mouvements de l’eau, au cercle infini de hasards et de concordances. J’ai titré cette série « les colliers de Lola Montes » Ce titre et le souvenir du film de Max Ophuls constituent en quelque sorte les berges de mon dessin, ils m‘indiquent des couleurs, les bleus d’une piste aux étoiles, associés aux artifices d’une palette maniériste en technicolor. Ils m’indiquent des espaces liquides et mouvants comme des voiles, des rideaux au vent, des gouttes de feu qui tombent, des équilibres précaires, des espaces qui se dénouent, des figures qui se délitent, le double motif de l’ascension et de la chute. À la question Quelle est ta couleur préférée ? je répondrais le bleu, le bleu du ciel qui me lessive la tête.  

Linda ROUX

« De sa dernière toile émane un sentiment de solitude et de mystère. Un enfant se tient près d'un lac, pris dans l'écrin des herbes hautes et il semble hésiter sur la direction à prendre. Ce pourrait être le début d'un conte, fait de chemins initiatiques et périlleux, dans une nature étrange, qui respire et accompagne l'enfant. Il regarde au loin et nous plonge avec lui dans une atmosphère de rêve éveillé. » Sandra Algan Il y a d'abord le paysage, une nature qui a repris ses droits puis les personnages, proches de monolithes roses. Ces monolithes de par leur couleur paraissent vivants, organiques. On ne connait rien de leur origine car ils sont totalement opaques et impénétrables. Tous les chemins paraissent mener à ces sortes de sanctuaires ou en partir. Les personnages vont cependant tous les laisser derrière eux afin de vivre, mais tous y laisseront une part d'eux assez conséquente. A family pourrait être cette union qui lie fondamentalement les éléments. 

Le blog de Linda Roux


Christophe VAILATI

Je cherche des formes. Mon premier travail sérieux a été la sculpture. Une série d’événements m’a amené à choisir, découvrir des produits domestiques (alimen taires, de nettoyage), souvent liquides, parfois solides. Les faire se mélanger, se transformer sur différents papiers, dans des bacs. Ces matériaux me font agir avec plus de vitesse et de décomplexion que les matériaux des Beaux-arts. Utiliser une part assumée d’aléatoire m’est plus stimulant pour trouver des formes. De la densité en arrachement à un arrière-fond noir au caractère étrangement neutre. Trouver une belle rencontre entre densité et une forme de légèreté. Les parties évanescentes me guident vers la masse, le volume. Chercher une concentration de volume. De quelque chose. Densifier tout en ayant une apparence non finie peut-être, aérienne, détachée. Agrandir l’espace. Libérer la forme de ce que l’on aime le moins, ou pas. Comment procéder pour s’approcher d’un inconnu souhaité mais dont je ne sais rien des gestes à faire pour le rendre visible. Pas de projection pour identifier à faire sur ces formes ; mettre de côté les mots.   

Christophe Vailati sur le site "L'oeil dans la poche" (portraits de créateurs en Rhône-Alpes)


Sandra SANSEVERINO

En présentant l´œuvre de Sandra Sanseverino, Bruno Duborgel écrit : « Travailler, délivrer, méditer et manifester les puissances visuelles de la vaste gamme pigmentaire de la matière noire s´ouvrant sur une fréquentation de l´invisible, et nouer cette démiurgie chromatique du nocturne à quelques schèmes spatiaux (la verticalité, l´élévation, l´entrecroisement…) privilégiés mais pratiqués avec grande variété, souplesse et finesse : ainsi pourrait-on, en simplifiant, désigner les cadres majeurs dans lesquels l´artiste concentre, avec ascèse, les actes de son exploration créatrice. » Un texte de F. Dolto pourrait également appréhender sa peinture : « Il y a aussi des lieux où, si bien que solitaires, les hommes peuvent trouver un temps l´oubli de leur destin séparé, dans un silence de paroles humaines [… ] où, sans code appris, sans grammaire connue, toute la nature semble donner à l´homme foi en lui-même et lui parler d´amour. Ces lieux d´ordonnance parfaite, à nos sens accordés, sont des lieux où le temps semble s´arrêter dans un instant de grâce. » Pour parcourir la distance entre les travaux de 2000 et les récents « noirs » de Chine et d´acrylique, un fil invisible nous parle de « l´instant » ressenti dans les premiers tableaux et vécu par le silence des derniers.  

Le site de Sandra Sanseverino

Un autre site de Sandra Sanseverino
 

A LIRE

Locla line, supplément revues 02 et 04

Edition en septembre 2011 d'un supplément de 20 pages distribué avec les revues gratuites 02 et 04, consacré aux sept premiers épisodes de Local Line.
Publication disponible automne 2011 dans tous les lieux d’art contemporain en France, ainsi qu’à la Biennale d’art contemporain de Lyon, la FIAC et ARTISSIMA à Turin.

A télécharger au format pdf en cliquant sur l'icône.

  
 >>Retour à la liste des expositions
 
Adresse postale : Musée d'art moderne et contemporain - La Terrasse - CS 10241 - 42 006 Saint-Étienne cedex 1 - Adresse GPS : Rue Fernand Léger - 42270 Saint-Priest-en-Jarez