Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
Sandra Vasquez de la Horra, Apropo, Tristes Tropicos
Sandra VASQUEZ DE LA HORRA, "Apropo, Tristes Tropicos", 2009. Courtesy Thaddaeus Ropac, Paris. © S. V. de la Horra.
 
Sandra VASQUEZ DE LA HORRA, "Every dance can be the last", 2005. Cire et crayon sur papier. 29 x 21 cm. CNAP/FNAC. Dépôt au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne. © S. V. de la Horra. Photo : Yves Bresson / Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole.
 
Sandra VASQUEZ DE LA HORRA, "La Immaculada conception III", 2004. Cire et crayon sur papier. 25 x 17 cm. CNAP/FNAC. Dépôt au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne. © S. V. de la Horra. Photo : Yves Bresson / Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole.
 
Sandra VASQUEZ DE LA HORRA, "Cara de palo", 2006. Cire et crayon sur papier. 50 x 35 cm. CNAP/FNAC. Dépôt au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne. © S. V. de la Horra. Photo : Yves Bresson / Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole.
 
 
Sandra VASQUEZ de la HORRA
Une montagne nommée désir
Du 19 février 2011 au 25 avril 2011
 
Chilienne d'origine, Sandra Vásquez de la Horra vit et travaille à Berlin. Son oeuvre dessinée, épinglée au mur forme une installation qui s'apparente à une architecture fine et fragile.

Ses dessins illustrent l'inventivité, l'imagination, l'humour et le recul avec lesquels elle développe sa pensée et ses réactions par rapport au contexte historique de sa culture ou de ses expériences personnelles.


Les thèmes récurrents sont la mort, le sexe, la religion, la politique coloniale, traités de manière brutale grâce à un tracé approximatif.

Sandra Vásquez de la Horra réalise ses dessins au graphite sur du papier
souvent jauni, parfois déchiré, parfois quadrillés, ou provenant de carnets de croquis abîmés par le temps et sont systématiquement trempés dans la cire.

La cire est une technique des plus anciennes, elle renvoie à une matérialité solide qui a pour devoir de protéger la ligne sur ce support fragile. Elle recouvre, tout en laissant apparaître, grâce à sa qualité de transparence. Elle protège, résiste à l'humidité, donc au temps. Elle évoque la pérennité des choses. Comme une peinture, elle est immuable. C'est une façon pour Sandra Vásquez de la Horra d'affirmer que l'ensemble de ses dessins est une œuvre à part entière qui fait sens en tant que telle. Elle ne dessine pas pour croquer ou étudier, mais pour laisser une trace indélébile.

Le dessin est une extension de la pensée et même du corps. Ces corps qui sont des silhouettes, flottent, il n'y a pas d'inscription dans le temps ni dans l'espace. Absolument aucun décor ni mise en scène ne dévoilent un contexte quel qu'il soit. Ces figures sont ici ou ailleurs, nulle part et partout. L'artiste semble sublimer cet univers intime qui se révèle au premier abord pour le rendre universel et nous apparaître comme tel dans un second temps. Ces dessins s'apparentent à l'empreinte d'une pensée furtive, identique à un rêve éveillé ou à des flashs qui disparaissent au moment précis où ils apparaissent. C'est juste une trace qui marque un instant, que l'on imagine exécutée d'un geste assez rapide, comme pour ne pas perdre le fil de la pensée.

Chez l'artiste chilienne, il existe une ambivalence entre le dessin banal et le dessin qui marque un moment fort, intime et aussi universel. Sa fascination pour les curiosités des corps la guide vers l'expression de scènes sexuelles, mais aussi de scènes de douleur, de souffrance ou de l'anomalie qui, chez elle devient souvent monstruosité. Certains se suicident ("El colgado", "El suicido del escritor"), d'autres souffrent de migraines ("Headeake"), ont des crampes ("El calambre") ou sont bossus ("El corcovado").

Sandra Vásquez de la Horra, grâce à ses préoccupations, donne forme à des fantasmes, des terreurs ou encore des désirs. Ces corps en suspens sont aussi l'expression de circonstances qui font davantage appel à la mémoire collective, ce qui rejoint l'aspect plus universel de ses dessins et leur donne une dimension politique.


Elle marque à travers ses dessins la trace de ce passé chilien qui a subi colonisation ("A propo Tristes tropicos") et dictature ("Enemies", "I'm in danger", "Y las mentiras") et dans lequel la liberté individuelle n'a pas toujours été certaine. Aussi, les mots et les traits sont ici intimement liés, comme le langage et les images peuvent l'être dans la pensée. Les titres qu'elle inscrit et mêle au dessin sont sur le même plan. Le mot est plus qu'une désignation, il accompagne, il prolonge le trait. Comme pour les contes, les livres illustrés ou la bande dessinée, l'artiste chilienne se place en narrateur et suggère une subjectivité particulière à travers sa "voix".


Depuis la fin des années 1990, le dessin, présent depuis toujours, mais que l'on avait un peu délaissé, revient sur le devant de la scène artistique et reprend de l'autonomie. Il ne se limite plus au carnet de croquis préparatoire pour la réalisation d'une peinture, mais se définit comme un procédé à part entière dont le but est de créer une composition fondée sur la ligne. Les qualités du dessin sont l'immédiateté et l'intimité, il contient un potentiel anecdotique et narratif fort dont se sert aisément Sandra Vásquez de la Horra pour marquer du trait tous les possibles imaginaires qui l'obsèdent.

 

 
 
 
GUIDE DU VISITEUR

 A télécharger au format pdf en cliquant sur l'icone.
 
 
CATALOGUE
 
Sandra Vasqure de la Horra, catalogue d'exposition "Une montgane nommée désir"
 
"Sandra Vasquez de la Horra"
Textes : Lorand Hegyi / Edition bilingue : français - anglais / Prix : 18 euros / Date de parution : février 2011 / ISBN 9-7882907571470 / Disponible à La Boutique du musée.
 
 
Conseil général de la Loire Partenaire de l'exposition.
  
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