Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
Felix Thiollier, Setagaya Museum, Tokyo
Carton d'invitation au vernissage de l'exposition.
 
 
Félix Thiollier (1842-1914), Un photographe du début du siècle redécouvert
Tokyo, JAPON
Du 22 mai 2010 au 25 juillet 2010
 

Exposition au Setagaya Art Museum, Tokyo, Japon.

L’exposition rétrospective de 1996, au MAM puis à Stuttgart, consacrée à Félix Thiollier avait rendu justice à une œuvre plus ouverte que ce qui était célébré jusqu’alors.
Son travail va largement au delà du sauvetage d’une mémoire dans le domaine architectural. Dès mai 2010, une importante exposition présentée successivement dans plusieurs musées japonais a offert à l’œuvre de cet artiste originaire de Saint-Etienne l’attention internationale qu’elle mérite.
Grâce à l’engagement volontariste de ses descendants, devant environ 200 œuvres [soit en majorité un grand nombre de prêts privés complétés par des tirages du fonds photographique du MAM] le public japonais comprendra que restreindre la vision de ce photographe à celle d’un mémorialiste et d’un pictorialiste serait inadéquat. S’il est resté fidèle au Forez, son intérêt s’est aussi concentré dans la saisie du monde qui l’entoure. Il est donc aussi attentif au spectacle d’une société qui perdure dans les campagnes qu’à sa modernisation et son ouverture sur l’étranger. A Paris, aux côtés des grands chantiers du métropolitain, il s’attache à la "fabrication" d'une ville fictive qui s’édifie pour l’Exposition Universelle de 1900 : Paris n’est plus Paris mais une ville ouverte à toutes les formes architecturales vernaculaires des pays participants. Dans ses paysages, sa vision relève parfois d’un romantisme noir teinté d’expressionniste – qui rappelle ces vers de Vigny : "les nuages couraient sur la lune enflammée/ Comme sur l’incendie on voit fuir la fumée/ Et les bois étaient noirs jusques à l’horizon"(1). Thiollier, comme Fromentin a compris que "... L’étude photographique quant aux effets de la lumière (a) changé la plus part des manières de voir, de sentir…" (2). Certains vintages et la plupart des autochromes restent aujourd’hui encore d’une audace étonnante.

Martine Dancer-Mourès, Conservateur du Patrimoine.

(1) Alfred de Vigny, La mort du Loup, 1er février 1843, Revue des deux mondes. Vers 1 à 3. 

(2) Opus cité note 11 page 235.

  
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