Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
brian,belott,books
Brian BELOTT, "Books, books, books", 2012. Table, livres-collage, installation. Dimensions variables. Courtesy galerie Zürcher, Paris - New York.
 
Daniel ARSHAM, "Stand in", 2008. Polystyrène, plastique, peinture. 61 × 61 × 61 cm. © Courtesy Galerie Perrotin.
 
Matt BOLLINGER, "About midnight Saturday", 2010 – 2011. Papier, graphite, son digital, aggloméré, haut parleurs, lecteur mp3. 213,36 × 518,16 cm (dimensions totales du dessin). © Courtesy Galerie Zürcher Paris – New York.
 
Bea CAMACHO, "Enclose I", 2005. Droits réservés.
 
Davide CANTONI, "Sunrise, Stonehenge", 2007. Papier brûlé. 122 × 145 cm. © Blindarte contemporanea, Naples.
 
Paul DEMURO, "Better Best Ending", 2013. Huile sur toile. 61,5 × 91 cm. © photo : Yann Bohac. © Courtesy Galerie Zürcher Paris – New York.
 
Amy FELDMAN, "The fact of a door frame", 2012. Acrylique sur toile. 203,2 × 243,8 cm. © Courtesy collection privée, Paris.
 
Allison HAWKINS, "Temple in the Woods," 2012. Encre et aquarelle sur papier. © Courtesy The Proposition, New York.
 
Taylor MCKIMENS, "Just The Other Side of Nowhere", 2010. Flashe et acryla – gouache sur toile. 218 × 254 cm. © Courtesy Galerie Zürcher Paris – New York.
 
Dean MONOGENIS, "In Between", 2013. Acrylique sur panneau de bois. 36 × 46 cm. © Crédit photographique : Frédéric Lanternier. © Courtesy galerie Xippas.
 
 
Jeunes créateurs à New York
Du 18 janvier 2014 au 04 mai 2014
 

THE NEW YORK MOMENT

UNE PLONGÉE DANS L'ART CONTEMPORAIN NEW-YORKAIS DEPUIS LES ANNÉES 1970.

Un festival original conçu et organisé par l'Opéra-Théâtre et le Musée d'art moderne. "The New York Moment "présente à Saint-Étienne un des plus riches chapitres de la culture américaine : celui du minimalisme qui, en réaction au culte de l’individu et à la société de consommation, a diffusé son “less is more” dans les arts visuels, la musique, l’architecture ou le design. Cet événement est l’occasion rare de voir réunies de grandes figures de ce courant influent, d’entendre Philip Glass en concert, de suivre Joel Shapiro et Peter Halley au milieu de leurs œuvres entre autres.


Cette exposition présente un panorama éclectique de la scène contemporaine new-yorkaise au travers de l’œuvre de dix jeunes artistes. Ce regard sur l’actualité de la création nous montre la prédilection des artistes pour le dessin et la peinture. En effet, certains médiums comme la vidéo ou la photographie - omniprésents il y a quelques années - semblent aujourd’hui délaissés par les jeunes créateurs. Chez Bea Camacho, la photographie retrace une performance.

Les artistes exposés puisent dans l’histoire de l’art (notamment dans l’art minimal) et dans la culture populaire de façon indistincte pour utiliser ces références comme de la matière iconographique ou picturale. Ils font aussi bien référence à des artistes fondateurs de l’art minimal comme Frank Stella ou à l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, qu’aux cartoons et autres comic books de leur enfance.

Carl Andre écrivait : "L’art est ce que nous faisons. La culture est ce qui nous est fait." (1)

L’exposition Jeunes créateurs à New York nous offre une perspective dans laquelle l’art et la culture engagent un dialogue nourri, sans s’embarrasser des hiérarchies traditionnelles.


DANIEL ARSHAM

Daniel Arsham est né en 1980 à Cleveland, dans l’Ohio et a grandi à Miami. Il s’installe à New York dès ses études et obtient son diplôme de la "Cooper Union for the Advancement of Science and Art" (Union Cooper pour le développement de la science et de l’art), une école d’art, d’architecture et d’ingénierie.

Sa pratique artistique, pluridisciplinaire, croise architecture, formes sculpturales, ligne, couleur. Qu’existe-t-il de commun entre une sculpture en polystyrène et plastique, et des gouaches sur papier calque ? Entre un bloc de forme cubique et des représentations des statues de l’Île de Pâques ?

Selon Daniel Arsham, l’Île de Pâques a une qualité architecturale ; émergée subitement en plein milieu de nulle part, elle semble avoir été façonnée conjointement par l’homme et la nature. De même, le bloc Stand in allie une forme géométrique à des vides intérieurs comme creusés par la main humaine et par l’érosion. Construction et destruction tout à la fois : l’une s’apparente à l’autre, et inversement.

Et lorsqu’on lui demande : "Si vous pouviez vivre à l’intérieur d’une oeuvre d’art, quelle serait-elle ? », il répond « Dans un tableau de Ellsworth Kelly !". (2)

www.danielarsham.com


BRIAN BELOTT

Brian Belott est né en 1973 à East Orange dans le New Jersey. Après un an à la "Cooper Union", il termine son cursus à la "School of Visual Arts" (École d’arts visuels) de New York, où il s’installe.

Chaussettes sales, peignes, livres, objets en tous genres, gravitent dans son travail. Souvent, comme libérés de leur poids et de leur fonction, ils semblent flotter sur et sous des surfaces brillantes, miroitantes, aux couleurs saturées empruntées aux impressions des années 1960 et 1970. Des formes et symboles géométriques ancrent ces compositions conçues sur le mode du collage. Accoutumé à l’écriture musicale, Brian Belott parle de "sampling" (3) et de "free jazz" (4) pour décrire ces assemblages sans gravité.

Cette dimension sonore se retrouve dans les titres de ses travaux, comme dans ceux d’un de ses artistes favoris, Piet Mondrian (1872–1944), qui a fini sa vie à New York. Mais les "Boogie Woogie" du peintre néerlandais auraient ici fait un détour détonnant par la case Pop.

Jonathan Goodman (journaliste) décrit cette frénésie visuelle ainsi : "Dans le cas de Belott, trop est loin d’être suffisant." (5)

Brian Belott : "J’aime le collage parce que c’est le contraire de commencer avec une toile vierge." (6)

www.brianbelott.com

www.galeriezurcher.com


MATT BOLLINGER

Matt Bollinger est né en 1980 à Kansas City, dans l’État du Missouri. Il est diplômé de l’école d’art de l’État de Rhode Island à Providence. Il vit et travaille actuellement à Provincetown, à proximité de New York.

Le réalisme de ses dessins, le noir et blanc du graphite, le cadrage en grand angle renvoient à la photographie ou à un plan cinématographique. Dans "About Midnight Saturday", ces éléments sont associés à un témoignage sonore relatant un drame familial ; ils ressuscitent un passé inquiétant, dramatique. Émanant des intérieurs, une lumière électrique combat l’hostilité du monde extérieur, un monde en suspens.

Cet univers fortement contrasté, affleurant sur de fragiles feuilles de papier, n’est-il qu’un "ersatz", un monceau de clichés retranscrits trait pour trait par le graphite ? Ou bien est-il réellement celui des États-Unis ?

www.mattbollinger.com

www.galeriezurcher.com


BEA CAMACHO

Bea Camacho est née en 1983 à Manille, aux Philippines. Elle a quitté son pays à l’âge de onze ans pour émigrer vers l’Angleterre, puis est allée étudier aux États-Unis, à l’université d’Harvard, à Cambridge dans le Massachussets.

La performance "Enclose" (enfermer, clôturer, entourer, inclure) est liée à l’expérience de l’émigration qu’elle a vécue dans son enfance. Pendant les onze heures de la performance, l’artiste s’est tricoté une sorte de cocon ou de matrice sur mesure, dans laquelle elle a fini par s’enfermer et s’endormir.

Le choix du tricot est dicté par le besoin d’un médium permettant d’improviser les formes au fur et à mesure du travail. Bea Camacho relie également le travail au tricot avec une certaine vision idéalisée du foyer, du chez-soi et, au-delà, avec l’idée du confort et de l’inconfort, de l’isolement, de la séparation, de l’aliénation.

Le fil de laine rouge, dont elle apprécie la qualité graphique, ne sert pas à lier, mais au contraire à souligner la présence-absence de l’artiste.

La présentation de la performance par l’intermédiaire de photos et d’une vidéo renforce la séparation entre le spectateur et la sphère intime de l’artiste.

www.beacamacho.com


DAVIDE CANTONI

Davide Cantoni est né à Milan en Italie, en 1965. Il a fait ses études d’art à la "Slade School of Fine Art puis au Royal College" à Londres. Il vit et travaille aujourd’hui à New York.

Les œuvres présentées ici ont été réalisées à partir de photographies du New York Times ; Davide Cantoni les reproduit au graphite sur une feuille de papier. Brûlées par le soleil au travers d’un verre grossissant, ces images de la presse quotidienne, devenues diaphanes, rappellent la fugacité avec laquelle elles impriment notre rétine. Indistinctes, elles requièrent une attention bien supérieure à celle que nous leur accordons d’ordinaire, leur banalisation est empêchée. La fragilité apparente de ces oeuvres contraste avec la violence et les drames évoqués. "To burn" signifie non seulement "brûler" en anglais, mais également "graver", graver dans la mémoire, comme on grave un CD aujourd’hui. Davide Cantoni utilise la lumière pour fixer ses images, comme cela se fait en photographie argentique avec le nitrate d’argent.

Comme Roland Barthes l’a écrit, "la mort, dans une société, il faut bien qu’elle soit quelque part ; si elle n’est plus (ou est moins) dans le religieux, elle doit être ailleurs : peut-être dans cette image qui produit la mort en voulant conserver la vie." (7)

www.davidecantoni.org


PAUL DEMURO

Arrivé à New York dans le cadre d’une résidence d’artiste en 2012, Paul DeMuro, né en 1981 à Philadelphie, développe un travail pictural à l’heure où nous percevons le monde et l’histoire au travers des écrans. L’opacité de la peinture et le jeu des empâtements colorés révèlent l’artificialité de nos lumières actuelles, celles des télévisions et des ordinateurs, des lumières "vives mais mortes" (8) selon l’artiste. DeMuro s’intéresse aux nouvelles technologies comme une menace qu’il épuiserait dans le paradoxe de la peinture. "Le jour n’est pas si lointain où un programme informatique sera capable de reproduire […] notre identité sous la forme d’un algorithme dont la répétition à l’infini nous fera exister bien après que nous ayons disparu". (9)

www.pauldemuro.com

www.galeriezurcher.com


AMY FELDMAN

Amy Feldman engage un travail pictural abstrait dans lequel l’économie des moyens et les relations fond / forme sont déterminants. Préparées très consciencieusement à l’aide de dessins agencés, découpés, ses peintures résultent d’une mise en œuvre effrontée dans laquelle des coulures s’échappent. Ses tableaux font écho à la monumental"ité grise des paysages new-yorkais, entre architectures et mouvances atmosphériques que Feldman aperçoit par la fenêtre de son atelier. Son travail évoque, avec une touche subtile d’humour et de distance, les cartoons autant que le Pop Art.

www.amyfeldman.org


ALLISON HAWKINS

Née en 1978 à Colombus, Allison Hawkins a notamment étudié à la School of Visual Arts de New York. Elle vit et travaille à New York. Dans ses œuvres se dessinent des paysages lointains, flottant entre le rêve et la réalité, comme l’image imprécise d’un souvenir. L’artiste décrit ses créations les plus récentes ainsi : "ce travail reflète la nostalgie d’un paysage mystérieux et étonnant, qui devient une fuite, un refuge. Ce sont des lieux ouverts, à l’atmosphère calme, avec des entités mystiques." Ces décors mélancoliques sont peuplés d’êtres humains et d’animaux, aux contours évanescents, qui semblent issus de récits ancestraux que nous aurions oubliés. Pour l’artiste, ils jouent un rôle rassurant, incarnant "la camaraderie, la réciprocité, la sagesse, les conseils".


TAYLOR MCKIMENS

Taylor McKimens est un peintre et dessinateur né à Seattle en 1976. Ses toiles de grand format dépeignent une Amérique aux couleurs criardes, à la banalité transpirante et dégoulinante. Sans prétendre à une critique sociale, McKimens propose une peinture qui évoque la matière organique, et un dessin comme une matière vivante où les corps, les plantes, les architectures, les objets semblent bouger et grouiller tels des asticots. Son style évoque celui de Robert Crumb, figure du "comic underground" mais s’en distingue par sa volonté de mise à distance de la caricature et du stéréotype. Le sentiment d’étrangeté de l’image est alors renforcé par son aspect tangible.

www.galeriezurcher.com


DEAN MONOGENIS

Né en 1973, Dean Monogenis est new yorkais de naissance. Ses acryliques sur bois figurent des architectures modernes qui errent dans l’espace du tableau, ancrées à des massifs rocheux comme des territoires perdus, accrochées à des structures urbaines ou des pans de surfaces picturales. "Ma première réaction au 11 septembre a été de peindre des buildings avec des explosions dessus, à l’intérieur ou auprès d’eux. Mais ça a évolué ; ces explosions se sont presque littéralement transformées en fleurs." (10) En travaillant la peinture en couches successives comme des calques et en multipliant les techniques picturales, Dean Monogenis construit des fictions de réalités en transformation, au ground zero de la peinture. Certaines parties évoquent autant les artistes Pop que la peinture Hard-Edge (11) d’Ellsworth Kelly ou de Kenneth Noland, deux artistes actuellement présentés dans l’exposition des œuvres américaines de la collection du Musée.

www.deanmonogenis.com


1. Carl Andre, "Cuts, Texts 1959-2004", The MIT Press, Cambridge.

2. Beta Germano, "Casa Vogue", 15/11/2013.

3. Pratique qui consiste à prélever des échantillons d’enregistrements sonores (des samples) afin de les réassembler pour créer de nouvelles chansons ou pièces musicales.

4. Style de musique, né dans les années 1950 – 1960, qui utilise les bases du jazz mais met en œuvre des compositions moins structurées que les styles précédents. L’improvisation, par exemple, y tient une grande place.

5. Jonathan Goodman, "The Brooklyn Rail", 06/11/2012.

6. Brian Belott, mars 2010, http://vimeo.com/57725772

7. Roland Barthes, "la Chambre Claire : Note sur la photographie", Gallimard, Paris, 1980.

8. Arthur Peña, Interview Paul DeMuro, juin 2013.

9. Interview de Paul DeMuro par la Galerie Zürcher.

10. Interview de Dean Monogenis par "The Citrus Report", février 2012.

11. Hard-Edge : tendance de la peinture abstraite américaine, apparue dans les années 1950, qui se caractérise par la rigueur géométrique, l’économie formelle et la netteté des surfaces de couleurs en aplat.


ON EN PARLE !

À LIRE

www.paris-art.com
"Brian Belott, Matt Bollinger, Jeunes créateurs à New York"
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Samedi 18 janvier 2014
leprogres.fr
"The New York Moment" une invitation au voyage dans l’art américain
> Lire l'article

À ÉCOUTER

Dimanche 16 février 2014
www.rfi.fr
"New York à Saint-Étienne"
> Écouter le reportage


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