Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
Visuel. © S. Binoux, Cité du design, service communication. Mai 2013.
 
Benjamin ARTOLA. © DR.
 
Alexandre LAVET. © DR.
 
Anaëlle VANEL. © DR.
 
Jérémy LOPEZ. © DR.
 
Simon COLLET. © DR.
 
François ROUX. © DR.
 
Varda SCHNEIDER. © DR.
 
 
Travaux en cours / En cours de travaux
Exposition d'étudiants d'Ecoles Supérieures d'Art
Du 01 juin 2013 au 09 juin 2013
 

"Travaux en cours / En cours de travaux", exposition organisée en collaboration avec l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne, présente des travaux d’étudiants (dessins, peintures, photographies, vidéos) dans les salles du Musée d’art moderne de Saint-Étienne Métropole.
Outre le fait de favoriser la rencontre entre des étudiants en fin de cursus de différentes écoles supérieures d’art, cette action leur permet d’expérimenter la présentation de leurs travaux dans un espace institutionnel et de confronter leurs pratiques à un cadre professionnel, tout en conservant le caractère de "laboratoire" indispensable à ce type de projet. C’est aussi pour eux l’occasion de se confronter au public d’un musée et d’appréhender la réception de leur travail.

Cette année "Travaux en cours / En cours de travaux" rassemble sept étudiants des écoles
supérieures d’art de :
- Annecy, Benjamin ARTOLA,
- Clermont Métropole, Alexandre LAVET,
- Grenoble-Valence, François ROUX et Varda SCHNEIDER,
- Lyon, Anaëlle VANEL,
- Nîmes, Jérémy LOPEZ ,
- Saint-Étienne, Simon COLLET.

Les étudiants ont été sélectionnés par le corps enseignant des écoles participantes.
Dans le cadre de cette exposition, chaque étudiant a proposé un texte de présentation sur son travail.


Vernissage : vendredi 31 mai à 18 h 30.


Benjamin ARTOLA
École supérieure de l’agglomération d’Annecy

"Courte échelle en solitaire"
Comme il faut nommer les choses, je dessine, je bricole, je fais parfois des rencontres qui m’amènent à faire du dessin et des bricolages. Une rencontre c’est quand moi et une autre chose rentrons en contact. Cela peut être un ananas, un sosie de Charles Bronson, un ballon de foot, un palmier ou un requin. Après la (les) rencontre(s), il faut créer des liens. C’est là que c’est le plus dur. Il faut faire croire que ça a marché puis oublier vite ! Faut s’en sortir, les courtes échelles en solitaire sont là. Le récit naît sous différentes formes. Comment savoir si la crête d’un requin cache un vrai requin ?

Alexandre LAVET
École supérieure d’art de Clermont Métropole


Une partie de ma recherche artistique se concentre sur le rapport entre le spectateur et l’espace d’exposition. J’aime créer minutieusement des formes avec des matières servant le dessin, la sculpture, l’accrochage. Les oubliés est un corpus de formes ordinaires réinterprétées plastiquement. Elles jouent avec des détails d’espaces d’exposition, avec le vide et l’attention du spectateur. J’aime l’idée que le travail artistique puisse passer inaperçu, se développer dans un espace inframince. L’idée que le spectateur peu attentif puisse passer à côté des choses et que la fragilité des matériaux utilisés puisse aboutir à une disparition physique du travail plastique.

Anaëlle VANEL
École Nationale supérieure des beaux-arts de Lyon


Que ce soit par la photographie ou le volume, je travaille à partir de lieux, d’objets et de leur histoire, de leur inscription dans l’histoire et des liens étroits qu’ils entretiennent avec la représentation, le savoir et le pouvoir. Je montre des modes de fonctionnement ou des modes de pensée incarnés par des architectures qui mettent en jeu des points de vue et dirigent le regard.
C’est un travail d’investigation dont le champ s’élargit par les recherches et la documentation.
L’observation est un outil pour comprendre le monde. J’essaie d’en explorer les limites en traduisant par les moyens de la photographie et le choix des sujets, l’insuffisance de l’image comme source de connaissance et sa capacité de pallier à l’inaccessibilité de certaines réalités. La photographie me permet de déconstruire, de disséquer. Je travaille sur ce qui est produit par l’homme et qui lui est destiné. Le cadrage, l’espace vide autour du sujet, contribuent paradoxalement à faire de l’homme l’enjeu de mon travail. Il n’apparaît jamais comme figure mais son absence renforce son implication au sein des mécanismes que je mets en évidence.
Il y a une volonté d’objectivation des lieux ou des objets photographiés, contrebalancée par le cadrage qui leur donne valeur d’images et non de documents. Je considère mes images comme des objets pensants.

Jérémy LOPEZ
École supérieure des beaux-arts de Nîmes


Construire l’image ou l’objet se fait par la médiation avant tout physique et sensible de mon corps avec ce qui m’entoure. La manipulation manuelle me projette vers de multiples réflexions. Mon travail se situe généralement dans des problématiques liées aux formes nées d’accidents, puisées dans l’organique ou alors formées de manière logique par l’action menée.
La naissance de cette démarche est sans doute la matérialisation d’une certaine impression qui m’appartient concernant la question du regard. J’appréhende celui-ci en plusieurs phases faisant émerger en moi plusieurs émotions ; comme s’il y avait tout d’abord un regard similaire à celui d’un enfant émerveillé, pour ensuite avoir le regard lucide sur les choses que l’on voit, et enfin avoir celui d’un magicien qui cherche à retransfigurer ces choses pour retrouver l’émerveillement, voire une révélation.

Simon COLLET
École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne


Par un procédé de soustraction, j’isole des éléments d’origines diverses, comme un détail colorimétrique d’une peinture de Decamps, ou encore un certain type d’atmosphère dans un film de science fiction, un décor de jeu vidéo, une scène précise d’un roman de Lovecraft.
Je viens par la suite mixer ces éléments en leur donnant une autre forme plastique, tantôt des lattes de bois sur lesquelles viennent s’appliquer de fines couches de peinture aérosol et dessiner de très simples dégradés ; d’autres fois des monochromes reprenant les codes d’un studio vidéo type "hollywoodien" ; ou encore, des séries d’images, imprimées et rehaussées de peinture acrylique, issues de l’imagerie de synthèse et simulant ainsi des paysages irréels mais pourtant ambigus à cause d’une perspective et d’une radiosité atmosphérique rendues parfaites par le filtre mathématique des logiciels informatiques utilisés. J’obtiens alors des sortes d’échantillons hybrides qui formeront des ensembles, des kits, des séries qui me serviront de répertoire dans lequel je peux puiser. Poreux, les médias que j’utilise m’aident à mettre en scène, en espace, en lumière ces objets et ainsi à créer des connexions, des fils conducteurs ou même des paradoxes et oxymores pour questionner la notion même de peinture et son rapport à l’image qui tous deux tentent de coexister.

François ROUX
École supérieure d’art et de design Grenoble-Valence


Je suis dans quelque chose de l’ici et du maintenant. De l’opportunité, des yeux ouverts. Je travaille à partir de ce qui se présente devant moi. Je dois être réactif car je joue avec des choses très éphémères : une ombre, un événement, quelque chose qui fuit, qui échappe. J’essaie de saisir le monde et la vie, j’essaie d’en garder quelque chose, mais jamais dans un fétichisme de la trace ou de la relique. Je ne regarde que très peu ce que j’ai fait une fois que c’est fait. Je travaille en numérique et ne conserve finalement que des octets.
J’espère donc saisir, mais pour célébrer, pour comprendre, pour rendre visible, pour faire exister. J’appuie sur le déclencheur quand il le faut, ma volonté se manifeste dans des gestes quand il y a de quoi. Je travaille toujours sous nécessité, sous l’impulsion d’un appel extérieur. Dans cet extérieur, il n’y a pas de sujet, pas même humain. Que du flux, du tout-venant, du générique dont j’essaie de souligner certains aspects pour construire un idéal, un croisement où les contradictions se rencontrent sans problèmes. Dans A Whole New World, c’est le passage incessant des avions qui se posent qui retient mon attention. Je les filme de différentes façons, jusqu’à ce qu’un panneau vienne finalement bloquer mon cadre. Il le bloque, mais il lui donne sens, il le définit. Ces abstractions aériennes se rattachent maintenant au Paradigme du Tapis de Joseph Masheck mais aussi au Rêve bleu d’Aladin.

Varda SCHNEIDER
École supérieure d’art et de design Grenoble-Valence


Tout au long de mon parcours, ma pratique s’est petit à petit concentrée sur la peinture, jusqu’à ce que celle-ci devienne le sujet principal de mes recherches. Ce qui m’intéresse avant tout c’est le plaisir de peindre, ce rapport physique et sensible que j’entretiens avec la toile, la couleur, la matière, le geste. J’aime être surprise ou émue par des rapports de couleurs, par des réactions de matière inattendues. Le choix du grand format fait d’ailleurs écho à ce rapport physique à la peinture, puisqu’il implique l’action du corps tout entier.
Je travaille également la question de perturbation. Perturbation de ce qu’il se passe sur la toile par un nouveau geste, une nouvelle couleur. Trouver le fil entre l’harmonie et le chaos, entre le statique et le mouvant et ainsi créer une sorte d’indécision quant à la nature de ce qui nous est donné à voir.
Enfin j’aime l’idée que l’on puisse se promener dans mes toiles, créer des espaces dans lesquels on pourrait naviguer, comme une invitation au voyage. J’essaye de rendre cela possible par la cohabitation de plusieurs plans, de "territoires" picturaux différents.

  
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