Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
eugène louis gillot, Puits de mine (Clocher du Soleil)
Eugène Louis GILLOT, "Puits de mine (Clocher du Soleil)", vers 1909. Huile sur panneau, acquis par la Ville de Saint-Etienne en 1909. Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole. © DP.
 
 
L'artiste au XIXème siècle, peintres et sculpteurs à Saint-Etienne et en Forez
Musée d'Art et d'Industrie, SAINT-ETIENNE
Du 22 juin 2006 au 22 octobre 2006
 

1987 : TRANSFERT DES COLLECTIONS DE LA VILLE, AU TOUT NOUVEAU MUSEE D'ART MODERNE

Quand, en 1987, les collections de la Ville de Saint Etienne sont transférées au Musée d'Art Moderne pour y être conservées c'est l'ensemble des collections d'art qui quitte le Musée d'Art et d'Industrie pour être accueillies dans le nouveau bâtiment construit par Didier Guichard.

Destiné à la présentation des collections d'art moderne et contemporain il ne peut alors qu'abriter dans ses réserves des collections d'art ancien que la restructuration et la définition d'un nouveau projet pour le Musée d'Art et d'Industrie ne permettaient pas de conserver sur place. Ces collections sont importantes et, depuis cette date, aucune solution satisfaisante n'a pu être trouvée qui permettrait leur présentation permanente au public.


UN FONDS D'ART ANCIEN CONSERVE DANS LES RESERVES DU MUSEE D'ART MODERNE

Conservées dans les réserves du Musée d'Art Moderne, les collections d'art ancien de la Ville sont, depuis 2001, placées sous la responsabilité de la communauté d'agglomération Saint-Etienne Métropole, leur gestion scientifique et leur conservation assurées par le personnel scientifique et technique du Musée d'Art Moderne.

Si ces collections ne sont pas en adéquation avec ce qui constitue la vocation première du Musée d'Art Moderne elles n'y sont pas moins gérées et étudiées avec la rigueur et le soin qu'elles requièrent ; entreposées dans les réserves spécialement équipées du Musée d'Art Moderne pour la peinture et les collections d'art graphique, la sculpture a été récemment transférée dans les réserves communes nouvellement installées dans une partie des anciens locaux de GIAT Industries.


UN FONDS EN MOUVEMENT

Mais ce fonds n'est pas resté inerte. Plusieurs expositions ont été organisées, au cours de ces dernières années, au sein même du Musée d'Art Moderne afin de faire vivre et présenter au public ces collections:
- "Trésors d'une cité",
- "Conserver-Restaurer" (bilan des restaurations des peintures, des sculptures et des cadres du XIXème siècle),
- "Filiations",
- "Dessins lyonnais du XIXème siècle",
- "Félix Thiollier"...
constituent les principaux jalons de ce programme ; une importante exposition correspondant à la partie la plus riche de ce fonds - le XIXème siècle - fut même présentée en 1992, aux Etats-Unis, dans les salles du Santa Barbara Museum of Art.


RESTAURATION, INVENTAIRE, RECOLEMENT...


Ayant souffert, pendant des décennies, de graves défauts de conservation - imputables, en grande partie, au manque de place - les collections d'art ancien ont fait l'objet, depuis 1987, de campagnes de restauration régulières qui se poursuivent encore aujourd'hui.

L'un des mérites de la présente exposition sera d'avoir activé et intensifié ce programme : en effet, ce sont pas moins de sept peintures, souvent de grands formats, huit sculptures, plusieurs cadres anciens qui auront été restaurés à cette fin pendant les mois précédant l'exposition.

Insuffisamment documentées ces oeuvres ont, par ailleurs, fait l'objet d'un travail de photographie systématique ainsi que d'une intense campagne d'inventaire rétrospectif et de numérisation. Dans le même temps des campagnes de récolement systématiques ont permis de localiser et réintégrer plus d'une quinzaine d'oeuvres considérées comme disparues lors de l'inventaire des collections d'art ancien réalisé par Blandine Chavanne en 1981.
Bien que conservée en réserve cette collection n'est donc ni invisible ni inaccessible : consultable sur la base informatique Videomuseum, chacune des oeuvres qui la compose doit pouvoir être présentée à quiconque (amateur, chercheur, étudiant) en exprimerait le désir, de nombreuses oeuvres étant prêtées par ailleurs, chaque année, à des institutions extérieures pour les besoins d'expositions temporaires.


LE FONDS STEPHANOIS ET FOREZIEN


Parmi ces collections le fonds stéphanois et forézien n'a pas été ignoré : avant que l'actuel projet ne soit engagé, plusieurs oeuvres avaient fait l'objet de travaux de restauration, d'encadrement ou de mise sous passe-partout... enfin, chose peu connue, cet ensemble, qui totalise plusieurs centaines d'oeuvres, s'est encore enrichi, pendant ces vingt dernières années, d'un nombre significatif d'acquisitions par achat ou donation.

Il suffirait de citer parmi les plus importantes :
- "L'enlèvement de Déjanire" peinture des débuts de la carrière d'Antonin MOINE,
- une série de dessins d'Alexandre SEON dont une rare sanguine dédicacée à son ami Seurat ;
- les portraits au pastel de monsieur et madame Boulin (1) ainsi que le portrait d'une femme en costume espagnol (2) par José FRAPPA ;
- l'achat de la "Vue de Saint Etienne de la colline de Montaud" par DUCARUGE et le don par les descendants de l'artiste de plusieurs de ses peintures ;
- les très beaux et importants portraits de monsieur Faure et madame Faure-Peyret par Gabriel TYR (3)- l'ensemble de peintures de SOULARY récupérées auprès de l'Ecole des Beaux Arts ;
- les photographies de Felix THIOLLIER acquises ou reçues en donation (4) après la rétrospective que lui consacra le Musée en 1995.

Ce fonds stéphanois et forézien méritait d'être divulgué ; nous l'avions fait pour les dessins, beaucoup restait à faire pour la peinture et la sculpture, et probablement n'aurions nous pas mis en chantier cette exposition avant plusieurs années sans l'initiative, la passion et la ténacité de monsieur Henri Chauve qui a initié et a su hâter la réalisation d'un projet qui lui tenait à coeur.

Bien que très riches, ces collections ne pouvaient suffire, à elle seules, à rendre compte de l'importance et de la diversité des travaux produits par les artistes ligériens du XIXème siècle ; certains artistes indispensables manquaient à nos collections ou s'y trouvaient représentés par des oeuvres secondaires.
C'est pourquoi nous avons choisi de solliciter les institutions et les collections publiques de l'ensemble du Département pour des prêts indispensables à l'enrichissement de notre propos. Tous ont largement souscrit à notre projet, un grand musée de la Haute Loire - le Musée Crozatier du Puy en Velay - acceptant, quant à lui, de prêter une oeuvre essentielle de Gabriel TYR. La mise en oeuvre de ce projet nous a permis de mesurer l'ampleur du travail scientifique restant à accomplir à propos de ce moment particulier de l'histoire de l'art.

Malgré l'étude publiée, en 1976, par Bernard Ceysson dans l'Histoire de Saint-Etienne, un ouvrage de référence fait encore défaut qui aiderait à repositionner l'oeuvre de ces artistes dans la grande histoire de l'art français du XIXème siècle : beaucoup le méritent.

(1) don Monsieur Boulin
(2) don madame Croisier - Deronsière
(3) don madame Garand
(4) don madame Boyer - Thiollier don monsieur Julien - Laferrière


Texte de Jacques Beauffet.


CATALOGUE

catalogue l'artiste au XIXeme ciecle

L'artiste au XIXème siècle
Textes de Jacques Beauffet et de Henri Chauve / 84 pages / Prix : 12 euros / Disponible dans les librairies du Musée d'Art Moderne et du Musée d'Art et d'Industrie.

  
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