Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Dieter Rams, Wilhelm Wagenfeld, Gerd Alfred Müller, Platine type PC3SV
Dieter Rams, Wilhelm Wagenfeld, Gerd Alfred Müller, "Platine type PC3SV", 1959. Platine. Acrylonitrile butadiène styrène (ABS). 9,8 x 30,5 x 21 cm. Braun. © Dieter Rams, © Adagp, Paris, © Braun Gmbh. Photo : C. Cauvet.
 
Jean Partenay, TECHNES, "Fer à repasser n°61", vers 1960. Fer à repasser. Acrylonitrile butadiène styrène (ABS), acier chromé, fonte d'aluminium et composants électriques. Collection MAMC+. © Droits réservés. Photo : C. Cauvet.
 
Raymond Loewy, "Cocotte Coquelle", 1958. Fonte émaillée jaune. Collection MAMC+. © Loewy Group. Photo : C. Cauvet.
 
 
L'ornement est un crime (Collection design du Musée)
Cité du design, Saint-Étienne
Du 30 juin 2018 au 06 janvier 2019
 

Ne manquez pas cette nouvelle exposition, coproduite avec la Cité du design !
 Dans le bâtiment de la Platine,  découvrez une centaine de pièces majeures de la collection design du Musée.

"L'ornement est un crime" met en lumière l'interdit qui frappe l'ornement dans la production artistique au XXe siècle (1910-1970), des chaises de bistrot au fer à repasser. Inutile, bourgeois et primitif, l'exposition montre comment l’ornement est, pour les tenants de la modernité,  un archaïsme barbare à éradiquer.

De l’éclectisme ornemental à l’industrialisation des objets :

L’ornement est naturellement partout : dans la manière d’agrémenter nos corps, d’embellir nos maisons et de fleurir nos villes. Pourtant, au début du XXe siècle, se développe la conviction que l’ornement doit disparaître. En 1908, l’architecte et designer Adolf Loos (1870-1933) publie "Ornement et crime", violent pamphlet contre "le fléau ornementaliste de l’art".
Cette condamnation accompagne la rapide industrialisation de l’Occident. L’heure est aux formes simples, à la valorisation du support au détriment du décor. Une transformation qui fait écho à l’histoire de Saint-Étienne, haut-lieu de la révolution industrielle et de ses "manufacture".

Du tournant de la Deuxième Guerre mondiale à la remise en cause du fonctionnalisme :

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la question de l’ornement prend un nouveau tournant. Les designers sont en première ligne de la reconstruction. Les solutions expérimentées dans les années 1930 connaissent une accélération : rationalisation de la production, préfabrication, remise à l’honneur du bois dans un contexte de pénurie de l’acier.

Dans les années 1950, l’idéologie fonctionnaliste culmine. Certains, tel Dieter Rams, plaident pour un design d’une sobriété absolue. Pourtant, des voix s’élèvent déjà contre le fonctionnalisme froid, symbole d’une modernité devenue quelconque et des effets pervers de la société de consommation. Le mouvement hippie et la culture pop réhabiliteront les valeurs que le modernisme avait évacuées : couleurs vives, formes rondes, mousses et tissus...

QUELQUES ARTISTES ET DESIGNERS EXPOSÉS
Michaël Thonet, Josef Hoffmann, Marcel Breuer, Le Corbusier, Charlotte Perriand, Charles et Ray Eames, Arne Jacobsen, Jean Prouvé, Dieter Rams, Joe Colombo...

Commissariat : Agnès Lepicard, responsable du département des collections du MAMC.
Scénographe : Éric Bourbon, scénographe à la Cité du design.

#MAMC30

#OrnementCrime



AGENDA AUTOUR DE L'EXPO

29-06-2018
Vernissage à 18 h 30 (lieu : Cité du design)

13-09-2018
Conférence : L'ornement est un crime, par Agnès Lepicard (lieu : Cité du design)

  
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Adresse postale : Musée d'art moderne et contemporain - La Terrasse - CS 10241 - 42 006 Saint-Étienne cedex 1 - Adresse GPS : Rue Fernand Léger - 42270 Saint-Priest-en-Jarez