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Découvrez VIDEOMUSEUM, le catalogue en ligne de notre collection |
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| Videomuseum est une association regroupant différents musées d'art moderne. Elle met à leur disposition un système d'informatisation des collections. Le lien ci-dessus correspond à la base de données des collections - peintures et sculptures modernes - du musée (réalisée en 2000 à l'occasion de la parution du catalogue des collections de peintures et sculptures modernes). Cette base de données contient également les acquisitions récentes. |
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| > En savoir plus sur Videomuseum | |||||||||||||||||||||
Le portail design www.portaildesign.fr |
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| > 19 000 objets et mobiliers en ligne > Les 4 principales collections publiques d'arts décoratifs et de design > Du XIXème siècle à nos jours |
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| En ligne depuis février 2010, le portail design : une exceptionnelle ressource de connaissances, ancrée dans l'histoire du design et les collections des quatre principales collections publiques françaises d’arts décoratifs et de design, du début du XXème siècle à nos jours : - Le Musée d'Art Moderne de Saint-Étienne Métropole. - Les Arts Décoratifs - Le Centre national des arts plastiques/Fonds national d’art contemporain - Le Centre Pompidou, Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle |
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| Ces 4 collections publiques françaises se sont regroupées en 2007 autour de l’association Videomuseum pour construire ensemble une base commune de leurs richesses et en offrir un accès libre sur Internet. | |||||||||||||||||||||
| Cette initiative d’envergure bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, à travers son plan national de numérisation. | |||||||||||||||||||||
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Les coulisses du Musée |
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| ART ANCIEN Antonin MOINE, L'enlèvement de Déjanire, vers 1825. Huile sur toile. 160 x 220 cm. © DR. > En savoir plus |
ART MODERNE & CONTEMPORAIN Claes OLDENBURG, From the Entropic Library, 1989. © Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen > En savoir plus |
DESIGN Gaetano PESCE, Fauteuil Feltri, 1987. Feutre de laine, résine, chanvre, tissu matelassé et ouate de polyester. 130 x 73 x 66 cm. © Gaetano Pesce > En savoir plus |
PHOTOGRAPHIE Cindy SHERMAN, Untitled #85, 1981. Photographie cibachrome, 75 x 135 cm. © Cindy Sherman > En savoir plus |
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ART ANCIEN Antonin MOINE, L'enlèvement de Déjanire. Né à Saint-Etienne, en 1796. Décédé à Paris, en 1849. Elève au collège de Saint-Etienne de 1807 à 1813, on le retrouve en 1817 à l'Ecole Royale des Beaux-arts de Paris. Ambitionnant une carrière de peintre, il fréquente l'atelier de Girodet puis celui de Gros en 1821. Tout en continuant à pratiquer le pastel il fait de la sculpture son moyen d'expression privilégié. De 1831 à 1833, il présente au Salon plusieurs sculptures et reçoit l'adhésion de jeunes écrivains et critiques (Théophile Gautier, Gustave Planche) qui s'engagent, comme lui, dans le mouvement romantique. C'est à cette époque qu'il réalise les figures monumentales pour le bénitier de l'église de la Madeleine à Paris. Malgré l'enthousiasme du jeune cercle romantique, Antonin Moine obtient peu de commandes officielles. Il trouve un débouché à son travail avec la commercialisation de nombreuses statuettes - biscuits ou petits bronzes - produits et diffusés par la maison Susse Frères. Moine excelle aussi dans la réalisation de médaillons, genre où il renoue avec l'esprit des artistes de la fin du Moyen Age et de la Renaissance. Après 1843, Moine reçoit quelques commandes d'œuvres importantes destinées à l'Hôtel de Ville de Paris, au Palais Bourbon et au Palais du Luxembourg. On lui doit aussi les dragons et tritons d'une fontaine de la Place de la Concorde. La Révolution de 1848 met fin à cette période de relative prospérité ; en proie à de nombreuses difficultés, il se suicide le 18 mars 1849. L'enlèvement de Déjanire constitue le principal témoignage connu de l'activité picturale d'Antonin Moine. Ce tableau de grand format, réalisé vers 1826, rend compte des hésitations du jeune artiste tendu entre l'esthétique néo-classique (la figure marmoréenne de Déjanire) et l'emportement romantique caractérisant le personnage de Nessus. L'image dynamique du centaure, l'émotion qui parcourt son visage et, à l'opposé, l'attitude plus froide et convenue de Déjanire s'articulent néanmoins pour produire un résultat finalement homogène. Cette peinture qui puise son inspiration auprès de Guido Reni, doit certainement beaucoup à l'exemple récent que constitue Mazeppa d'Horace Vernet (achevé en 1826), tableau à l'origine de nombreuses scènes de chevauchées dans la peinture romantique. Signe de l'intérêt qu'il a pu susciter et de son impact public, le tableau de Moine sera lithographié, peu après, par Motte. Notice issue du catalogue raisonné de la collection d'art ancien du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne, paru en décembre 2007, édité par Un, Deux, Quatre Editions. |
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ART MODERNE & CONTEMPORAIN Claes OLDENBURG, From the Entropic Library. Claes Oldenburg, né à Stockholm (Suède) en 1929. Vit à New York. Coosje van Bruggen, née à Groningen (Pays-Bas) en 1942. Vit à New York. Représentant majeur du Pop Art, Claes Oldenburg prend pour modèles des objets de consommation quotidiens (tubes de dentifrices, gâteau, interrupteur, etc) ainsi que son environnement urbain dont il fait des sculptures en papier mâché ou cartons. Ces objets familiers sont toutefois détournés puisque transfigurés par des proportions démesurées et par des matériaux mous qu'utilise l'artiste : le plastique souple qui se gonfle et se dégonfle, la mousse ou encore la résine induit une lecture ironique de notre société de consommation. Depuis le milieu des années 1960, Oldenburg travaille à l'échelle monumentale : ses oeuvres se retrouvent ainsi dans l'espace public plutôt que dans des espaces muséaux trop étroits. Dès 1976, il collabore avec l'historienne de l'art Coosje van Bruggen, son épouse, avec qui il réalise ses projets de grande échelle. Conçue à l'origine pour l'exposition Les magiciens de la terre (1989, Paris), From the Entropic Library, installation à l'échelle monumentale, n'est pas vouée, contrairement à de nombreuses sculptures des mêmes artistes, à être présentée en extérieur. Si les éléments constitutifs de la sculpture sont identifiables (des livres gigantesques et un carnet de notes, une ampoule pendante, etc), ceux-ci paraissent rongés, posés dans un équilibre instable entre deux presse-livres dont l'un penche dangereusement. Vestiges d'une civilisation glorieuse, les livres gigantesques ne semblent pas avoir résisté à la décadence et continuent encore leur lente dégradation. Cette bibliothèque est totalement laissée à l'abandon et les ruines de ce savoir menacent le spectateur d'une chute potentiellement dangereuse.
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DESIGN Gaetano PESCE, Fauteuil Feltri. Né en 1939 à La Spezia, Italie. Vit à New York. Parallèlement à ses études d'architecture à Venise de 1959 à 1965 où il suit l'enseignement, entre autreS, de Carlo Scarpa, Gaetano Pesce participe à plusieurs groupes artistiques européens (Gruppo N, Gruppo Zero, GRAV). Dès 1960, l'industriel Cesare Cassina le soutient et édite en 1969, pour le compte de C&B, la série des sièges Up : fabriqués avec de la mousse polyuréthane, compressés sous vide, ils reprennent forme au contact de l'air. Pesce explore toutes les possibilités des nouveaux matériaux plastiques. Contrairement aux recherches de standardisation, ses créations allient souvent l'utilisation de l'industrialisation et l'artisanat. Ainsi, au sein de certaines séries, chaque exemplaire présente des différences (sièges Sit Down, 1976) grâce à une technique de "coulage inachevé" du plastique à l'intérieur de moules trop grands. Privilégiant les formes anthropomorphiques, comme pour le fauteuil La Mama avec ses courbes voluptueuses, le design devient pour Pesce un véritable moyen d'expression qui n'est plus limité par des formes strictement fonctionnalistes. Son mobilier échappe ainsi au conformisme et à la monotonie. Avec le Fauteuil Feltri, édité à partir de 1986 par Cassina, Pesce poursuit ses recherches sur les possibilités expressives des matériaux : ici c'est le feutre, associé aux couleurs chaleureuses et interchangeables de housses matelassées qui forment un siège où l'on peut se lover. |
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PHOTOGRAPHIE Cindy SHERMAN, Untitled #85. Née en 1954 à Glen Ridge, New Jersey. Vit et travaille à New York. Dès le milieu des années 1970, Cindy Sherman se met elle-même en scène dans ses compositions photographiques. Elle utilise sa propre personne non pas pour une introspection narcissique mais comme outil perpétuellement disponible. Ses photographies mettent ainsi en avant non pas l'artiste soi-même mais l'archétype féminin, objet de fantasmes, auquel la société assigne des rôles bien définis. Cindy Sherman travaille par série, utilisant les moyens élémentaires du déguisement (le maquillage, les perruques, les costumes et les postiches) pour se transformer au gré de ses scénarii dans lesquels elle campe des stéréotypes : la femme en détresse, la prostituée, la danseuse, l'actrice, etc. Jamais identifiée, jamais nommée, la photographe échappe au simple genre de l'autoportrait. En 1985, pour la première fois, Sherman n'est plus l'unique modèle de ses photographies. Des fragments de poupées font leur apparition, assemblés dans des compositions étranges, inquiétantes (Série des Disasters and Fairy Tales). Untitled #85 (1981) fait partie d'une série de douze photographies de même format rectangulaire. Commandée à l'origine par le magazine Artforum, qui les refusa finalement, elle fait écho aux doubles pages centrales de magazines, dédiées à des photographies de mode ou de "charme". Le format horizontal rappelle également l'écran cinémascope, référence à laquelle Cindy Sherman est attachée : l'artiste reprend en effet les codes du médium cinématographique. Vue plongeante, cadrage serré sur un personnage, lumière artificielle travaillée, "regard caméra" ou "hors-champ", sont autant d'indices qui plongent le spectateur dans un scénario souvent angoissant. Avec le maquillage, des perruques et des vêtements changés pour les différentes prises de vue, Cindy Sherman se transforme et endosse un nouveau rôle à chaque nouvelle mise en scène photographique. Pétrifiée par la terreur, la protagoniste semble saisie juste après ou juste avant un événement traumatisant, activant ainsi notre imagination. |